14 entries categorized "Stratégie"

10 octobre 2008

Prendre des décisions dans un environnement incertain

La situation actuelle sur les marchés financiers confronte tous les acteurs à une nécessité, qui est aussi un véritable casse-tête : décider dans un environnement illisible, parfaitement opaque. Comment arbitrer ?

Particuliers, gestionnaires professionnels, traders et politiques sont confrontés à un avenir en forme de gigantesque point d'interrogation. Comment prendre des décisions sûres, ou simplement raisonnables, alors que l'on ne dispose d'aucune information certaine quant à l'évolution possible de la situation? Le contexte actuel, de panique, exacerbe absolument cette incertitude, jusqu'à provoquer la sidération et un très grand niveau de stress - hier un article du Monde indiquait que les gagnants de la crise sont les psys de la City

On pourrait suggérer une analogie entre cette situation et le jeu de poker, qui connaît depuis deux ans un étonnant succès à travers la planète. Le poker exige justement cela du joueur : prendre des décisions qui l'engagent parfois très fortement alors que son information (sur le jeu de ses adversaires, sur les prochaines cartes qui vont être tirées) est elliptique, incomplète.

Dans ce type situation, quels sont les facteurs de réussite ? J'en vois au moins trois:

  • l'expérience. Elle procure des points de repère, permet d'établir des analogies avec des situations antérieures, elle affûte l'intuition. Mais l'expérience ne sert de rien si la situation est totalement inédite - et elle peut même pousser à répéter de vieilles solutions qui ne marchent pas!
  • Le sang-froid. Dans les situations à fort enjeu, l'émotion s'en mêle et bouscule notre jugement. Eviter de prendre des décisions lorsque l'on est submergé par l'émotion, la peur, la colère, que notre cœur bat à cent à l'heure, est certainement une bonne idée. Au poker, un joueur qui a perdu son calme est dit "on tilt", et est considéré comme une proie facile… En revanche, celui qui gagne sur le long terme est celui qui rationalise ses choix (il est capable d'évaluer justement ses probabilités de réussite et d'échec) tout en restant attentif aux informations les plus ténues (le comportement gestuel des autres joueurs, par exemple) pour prendre les meilleures décisions possibles.
  • L'imagination. C'est probablement l'essentiel : la créativité, la capacité d'explorer tous les possibles et d'inventer des actions originales pour agir d'une manière neuve. On l'oublie parfois, mais ce sont là les attributs du véritable stratège.

Et pour vous ? Quels sont les compétences et ressources à mettre en œuvre au cœur des situations incertaines ?

Image: Symbol of Uncertainty, par John Gilbert.

27 mai 2008

Remarques sur la transformation des entreprises et des organisations

En jettant un œil sur la synthèse d'une étude du Boston Consulting Group et du cabinet IDRH concernant les enjeux de la tranformation des entreprises et des organisation d'ici 2015*, j'ai retrouvé des tendances bien repérées à mon niveau de coach (c'est une fonction qui procure une position d'observateur privilégié des organisations et de leurs mutations).

Voici quelques points à garder en tête pour appréhender sereinement la révolution en cours dans le management, notamment si l'on est dirigeant, DRH, ou impliqué dans la conduite stratégique de l'entreprise :

- Le système de mutation permanente devient le système de fonctionnement normal des organisations
Cela concerne toutes les fonctions et toutes les entreprises. Le changement n'est plus un cycle avec un début et une fin, ce qui signifie que l'adaptation permanente devient la règle. Je ne crois pas que cela soit, au demeurant, plus "difficile" à gérer, disons que cela implique une posture différente des managers. Notamment leur capacité à vivre et manager dans le changement. A trouver un équilibre dans le déséquilibre. Le "manager-coach" est justement censé être équipé pour agir dans un tel contexte. 

- La nature même des transformations auxquelles sont confrontées les entreprises est en mutation
Non seulement on assiste à une complexification croissante des interactions, une diversité des parties prenantes et de leurs impacts, une accélération du rythme général de l'activité, mais il y a de plus en plus d'incertitude sur la cible à atteindre.

- L'importance des égos
La trajectoire individuelle et privée prend le pas sur le collectif : 35% des cadres en Europe quitterait du jour au lendemain leur job actuel pour un autre qui aurait "plus de sens" pour eux. L'équilibre vie professionnelle/vie privée devient un facteur central de leur réflexion ("managing work life balance"). Constat valable sur toute la planète.

- L'enjeu du management des talents
Au vu de ce qui précède, la course aux compétences est engagée, sur le plan international. Comment identifier, attirer et développer les collaborateurs ? Comment assurer une gestion stratégique des compétences ? Comment faire de l'entreprise une entité qui s'appuie moins sur les structures d'un management traditionnel que sur un fonctionnement en réseau ? Comment construire une organisation "auto-apprenante" ? Ce sont quelques-uns des défis à relever, et l'on voit que la fonction Ressources Humaines sera en première ligne, aux avant-postes de ces enjeux de développement humain des organisations.

*Etude menée sur 47000 collaborateurs RH dans 80 pays et 200 entretiens de dirigeants dans 24 pays.

12 mai 2008

Comprendre les rapports de force

De mon expérience, beaucoup de managers et de dirigeants ne vont pas assez loin dans l'analyse des situations qu'ils rencontrent. Ce manque de réflexion occasionne une perte de temps et d'efficacité, et peut avoir des conséquences très dommageables pour eux et leur entreprise en entraînant des décisions inappropriées. Or une réflexion bien conduite débouche toujours sur une action facilitée.

Je voudrais illustrer cela par un exemple qui me frappe beaucoup : le manque d'analyse des situations dans lesquelles existe un rapport de forces (il y en a potentiellement beaucoup!).

Une vision claire des enjeux
Bien sûr, l'objectif  de la plupart d'entre nous est d'établir les conditions de la meilleure coopération possible avec ses collaborateurs, sa hiérarchie, ses clients, ses partenaires, etc. Mais vous n'échapperez pas, cependant, à la nécessité d'avoir une vision claire de tous les enjeux, fussent-ils peu apparents ou cachés.

Voici quelques symptômes qui peuvent laisser penser que vous n'avez pas suffisamment étudié les forces en présence :

- vous allez au combat en vous disant que vous n'avez aucune chance
- vous pensez que l'autre vous en veut personnellement, et qu'un accord est donc impossible
- vous n'avez pas listé tous les acteurs, directs et indirects, de la situation qui vous préoccupe
- vous manquez de confiance devant le risque d'un affrontement
- vous n'avez pas pensé à rassembler vos alliés et votre camp avant de vous aventurer sur un terrain difficile

Je vais vous faire une confidence : nous ne vivons pas au pays des Bisounours. Cela signifie que des enjeux financiers, des enjeux de pouvoir et de territoire, des enjeux personnels, des enjeu d'ego aussi, structurent les situations que nous rencontrons. Des personnes peuvent s'opposer à l'avancée de nos projets, voire chercher à nous évincer. Pourquoi faudrait-il jeter là-dessus un voile pudique : les humains, que l'on sache, n'ont jamais fonctionné autrement !

Refuser de prendre en compte la dimension potentiellement conflictuelle, les désaccords, les rivalités, les divergences d'intérêt, les questions de pouvoir ou les inimitiés, c'est prendre le risque de subir les situations.

Préparer la guerre
Si vis pacem para bellum
, disent les latinistes. Qui veux la paix doit préparer la guerre. Autrement dit, même – et surtout – si vous n'avez pas de goût pour le conflit et n'êtes pas à l'aise dans le rapport de forces, vous devez, pour aborder avec confort et tranquillité toute confrontation, avoir soigneusement analysé la situation qui se présente sous cet angle – le fameux "combien de divisions ?"

Parfois je demande à mon client de se mettre au paperboard et de dessiner la situation qui le préoccupe. Il peut s'agir d'une négociation, d'enjeux à l'intérieur de l'équipe ou de l'entreprise, de divergences avec un associé ou son comité de direction. Peu importe. Dans cette méthode, l'important est de prendre conscience de tous les facteurs qui influent à un moment donné. Et de pouvoir analyser le rapport des forces en présence, d'où découle la stratégie concrète - plutôt que de s'en remettre à "l'intuition", qui n'est souvent que le paravent d'une impréparation qui nous placera en position de faiblesse face à toute manœuvre de déstabilisation.

Heureuse surprise
Cette analyse réserve en général à ceux qui la mènent avec leur coach une heureuse surprise : ils réalisent tout à coup qu'ils disposent de ressources inattendues, d'options surprenantes alors qu'ils croyaient l'affaire perdue. "Je n'avais pas vues les choses sous cet angle-là", est la phrase que j'entends presque toujours, accompagnée d'un grand sourire, quand au terme de ce travail la vision s'est éclaircie et que l'action à mener apparaît toute naturelle. Car le propre d'une analyse approfondie est de dessiner clairement le chemin à suivre pour jouer nos atouts avec à propos et tirer le meilleur parti des circonstances.

NB : je prévois au mois de juin, à Paris, d'organiser une session légère de coaching de groupe (pas plus de 4 ou 5 participants, ½ journée) sur cette question des rapports de forces, pour étudier ensemble les situations apportées par les participants et donner les principaux outils. Si cette session peut vous intéresser, faites-le moi savoir.

27 juillet 2007

Le don du stratège

Bien avant Machiavel et Clausewitz, les stratèges chinois de l'art de la guerre ont recensé les ruses qui permettent de circonvenir l'adversaire et de saisir l'initiative pour emporter le combat. Ce sont les mêmes armes que l'on peut employer pour mener sa barque sur les eaux agitées du monde professionnel. Appréhender la crise ou le conflit à travers l'approche chinoise peut aider à prendre de la hauteur, à repérer surtout les possibilités d'action. Comment dominer la situation ? Dans toute situation de conflit, c'est la question à laquelle on est amené à répondre. Et cependant, les Chinois appréhendent les choses différemment : comment se rapprocher de l'origine des événements ? Comment se situer à la source des processus en cours ? Car c'est ainsi, en se plaçant à l'amont des situations que l'on pourra obtenir l'effet le plus grand par l'action la plus légère. Il est plus facile de dévier le cours d'un torrent que celui d'un fleuve.

Quel est le don du stratège ? La lucidité, l'appréciation objective de la situation, la connaissance des leviers d'action. Il se distingue surtout par son talent de déceler très en amont les signes avant-coureurs qui annoncent le déploiement d'une tendance, la naissance d'un processus porteur. C'est le fruit de sa disponibilité et de l'ouverture de sa vision. La disponibilité, attitude active, peut-être la qualité primordiale de l'homme d'action : celle qui autorise l'adaptation. Tant d'aspects du réel échappent à notre volonté ! Illusion du contrôle ! Agir de façon à n'insulter en rien l'avenir, s'efforcer d'occuper la position la plus riche de promesse. Art minimal et subtil. Jeu de go.

Un maître du jeu d'échecs définissait ainsi la meilleure tactique : « Jouer le coup qui limite au maximum les options de l'adversaire et qui nous laisse le plus grand choix de possibilités pour le coup d'après ». Restreindre la liberté de manœuvre de l'autre, et se réserver pour soi la plus grande liberté : le combat est toujours affaire d'espace et de temps. Travailler à ouvrir largement le champ des possibles, voilà une possible définition d'une stratégie de conquête – ou même, pourquoi pas, une devise pour l'existence.

Extrait de la Zen Attitude

09 mai 2007

Maître contre Amateur

Magritterenelavictoire C'est à l'issue de l'affrontement que l'on commence à discerner un nouveau paysage – et que l'on peut juger, rétrospectivement, de la stratégie mise en œuvre par les belligérants. Lorsque la fumée se dissipe au dessus du champ de bataille.

Repensant à cette campagne électorale, aussi riche en rebondissements tactiques que pauvre en propositions politiques, je me suis rappelé ce livre du « Doktor » Max Euwe, éphémère champion du monde du jeu d'échecs (en 1935). Ce scientifique, excellent pédagogue, réussit à l'emporter sur le grand Alekhine par une analyse approfondie du jeu de son adversaire et une préparation méticuleuse. Son style sur l'échiquier ne laissa pas une impression extraordinaire, mais il légua aux générations futures quelques livres de stratégie, dont un, fort intéressant, et encore usité, intitulé « Maître contre Amateur ».

Lire la suite "Maître contre Amateur" »

27 avril 2007

Jeu d'échecs, jeu de go

Napoleon Comparer ces jeux de stratégies emblématiques permet de tirer certaines leçons sur la conduite en situation de confrontation (négociation, conflits, compétition). Et même d'interpréter la situation politique.

Dans le cas du jeu d'échecs, nous avons au début de la partie deux armées en ordre de bataille, disposées l'une en face de l'autre sur un espace (l'échiquier) relativement restreint. Les pions (l'infanterie) avancent toujours vers le camp adverse. Les pièces ayant chacune des compétences différentes, elles doivent coordonner leur action pour atteindre une harmonie dans l'action (synergie). A cette condition elles peuvent pénétrer le camp adverse et prendre un avantage.

Aux échecs, il s'agit de tuer - échec et mat, shah mat, "le roi est mort", en persan. Bien que le jeu soit originaire d'Inde, arrivé en Occident au moyen-âge, il est devenu le modèle d'un type d'affrontement classique. La bataille échiquéenne renvoie dans l'imaginaire à la bataille napoléonienne (quoique Bonaparte ait été un piètre joueur d'échecs...). Austerlitz, en un mot. Capacité de concevoir, dans une configuration donnée, un plan stratégique audacieux (inattendu pour l'adversaire). Utilisation maximale des forces disponibles, pourtant inférieures numériquement (économie). Exploitation de la surprise et anticipation des réactions adverses (timing). La dynamique l'emporte sur l'arithmétique.

Lire la suite "Jeu d'échecs, jeu de go" »

28 mars 2007

"La gourmandise n'apporte pas la victoire"

Go_board Un lecteur a la gentillesse de me signaler un site formidable pour les amateurs de stratégie et de jeu de Go, que je partage avec vous sans attendre.

Passionnant pour qui s'intéresse aux jeux et à leurs implications -- par exemple dans les négociations et tous les moments "tactiques". On y retrouve les préceptes typiquement orientaux sur la conduite de l'attaque et de la défense, les règles (toujours sujettes à interprétation, vous le noterez) que doit suivre le combattant avisé. Chacune de ces règles est illustrée par une partie de Go. A vous de jouer !

12 mars 2007

Pêche en eaux troubles

Requin Le jeu d'échecs est une de mes marotte. Cela m'a donné ici l'occasion de faire des parallèles avec certains processus tactiques repérables, par exemple, dans une campagne électorale, dans certains aspects de la négociation ou dans une compétition économique.

Une technique bien connue est la pêche en eaux troubles. Il s'agit en somme d'agiter le fond vaseux de l'étang pour obscurcir la vision des rivaux, déboussoler les ennemis, créer la confusion chez les proies.

Aux échecs, cette manoeuvre est utilisée par un joueur en difficulté, ou plus faible. Il voit se refermer sur lui les griffes de son adversaire. S'il continue à jouer normalement, il va céder. Alors, plutôt que de consentir à la passivité, et de contempler sa position se dégrader lentement, il décide, par des coups parfois douteux, de compliquer au maximum la situation sur l'échiquier. Ce faisant, il s'efforce de multiplier devant l'adversaire les chemins possibles (dans une situation complexe, beaucoup de coups deviennent possibles, lequel choisir?). Il lui donne du travail, l'oblige à faire des choix - et pour cela, à consommer un temps précieux. Pas simple de démêler, dans l'écheveau des possibilités, celle qui assurera le maintien de sa domination.

Affaire de prise de risque, donc. Et de jeu psychologique. Dans la campagne électorale, certains acteurs sont des spécialistes du soulèvement de vase. Lancer des leurres, provoquer, créer de l'agitation, se terrer dans le silence quand le temps travaille pour eux. Patienter. A l'affût de l'électeur égaré.

21 février 2007

La prise du pouvoir

Sceptre Le pouvoir*, apprend-on avec l'âge et l'expérience, ne se donne pas - il faut toujours, d'une manière ou d'une autre, le prendre.

Vous serez en droit de me dire qu'un manager qui "monte" d'un cran dans la hiérarchie se voit octroyer un nouveau pouvoir. Oui. Mais.

Mais il lui faut asseoir ce pouvoir en installant, auprès de l'équipe, son autorité. Et cela passe par un certain nombre de gestes, d'attitudes, de comportements, qui seront, de fait, une "prise" du pouvoir. Il s'agit d'occuper un espace symbolique. Celui du chef, ou du Père (au sens classique de la psychanalyse - rien n'empêchant une femme d'y être, bien entendu).

Le pouvoir a horreur du vide, on le sait. Il attire même parfois l'embouteillage. Nous en avons sous les yeux la démonstration avec une campagne électorale d'autant plus intéressante, de ce point de vue "processif", que le jeu des forces politique semble très ouvert.

L'art de la conquête du pouvoir est un art du temps (rythme, dynamique) et un art du positionnement (choix stratégique du terrain de l'affrontement). Le conquérant doit s'efforcer dans ce processus de tenir la position de plus grande inertie, d'incarner le pôle "magnétique" qui draînera à lui la limaille des opinions favorables. Ce n'est pas forcément le plus petit dénominateur commun. C'est la posture symbolique qui, à un moment donné, structurera le plus fortement le champ des opinions conscientes et des désirs inconscients du corps électoral.

Une fois cette position prise, disent les traités chinois de stratégie, le conquérant doit avoir la sagesse de ne surtout rien faire qui puisse contrarier la dynamique positive qui s'amorce. Il doit se laisser porter par la vague, se fondre dans un courant qui le dépasse, en devenir l'instrument.

Ne nous y trompons pas: rien n'est plus difficile que ce "rien-faire". Il contient l'essence même de la conquête.

*PS: le mot pouvoir recèle une ambiguité fondamentale, entre le "pouvoir sur" (le pouvoir pour dominer, pour jouir de cette position) et le "pouvoir pour" (le pouvoir utilisé pour faire, pour réaliser). Bien entendu, rien n'est chimiquement pur, il s'agit simplement des deux pôles entre lesquels circule cette notion. Et vous, de quel côté du pouvoir vous sentez-vous?

17 novembre 2006

Ségolène joueuse d'échecs

Pour faire suite à une précédente note et rebondir sur les résultats de l'affrontement "cordial" des prétendants à l'investiture au Parti socialiste, quelques mots sur la question de l'initiative.

Prenons comme référence le jeu d'échecs, où cette question est cruciale. Est réputé avoir l'initiative celui (ou celle!) qui a "un coup d'avance". Au début, les Blancs ont l'initiative puisqu'ils commencent la partie. Mais bien sûr, ils peuvent la perdre.

Avoir l'initiative, c'est disposer de temps pour initier de nouvelles menaces, pour prévenir en amont une attaque, pour lancer des opérations stratégiques (par exemple viser tel ou tel côté du champ de bataille). Il y a initiative lorsque l'adversaire n'a d'autre choix que suivre, que "réagir" - risquant de se faire déborder, il doit parer au plus pressé: pour se défendre, mettre en place des contre-mesures, etc. Avoir l'initiative, c'est fixer le tempo de l'affrontement.

Lire la suite "Ségolène joueuse d'échecs" »

A propos de l'auteur

Marc Traverson est coach et consultant associé acteüs. Egalement psychothérapeute, il accompagne ses clients dans l'atteinte de leurs objectifs de vie.

  • About to sneak out to go see the new Star Trek movie (don't tell the people I work with) about an hour ago

Me suivre sur : Twitter Facebook


Suivre ce blog

    > Recevoir les nouvelles notes par mail :

  • > Utiliser votre lecteur RSS préféré :

Rechercher sur le site

Autorité et AT

La note d'après ... !


La Troisième Voie. © 2009 Marc Traverson. Coordonnées et contact
Découvrir acteüs.