Un rebond sur la note enthousiaste de Valérie Weill, qui revient de vacances et nous entretient de l’impérieuse nécessité de se ressourcer. Cette année je ne prendrai quelques vacances qu’au mois d’août, et je trouve que c’est encore bien loin.
La “vacance”, étymologiquement, c’est le manque, le vide. Or il peut sembler paradoxal d’aspirer à ce “vide” des vacances, dans une société qui valorise plutôt l’abondance, la consommation, voire la compulsion – et donc qui a horreur du vide. Nous sommes soumis à un bombardement incessant d’informations, d’images, à des évolutions complexes de nos environnements (de travail notamment), qui imposent une adaptation permanente à de nouvelles opportunités et à de nouvelles contraintes. De temps en temps, c’est comme le nettoyage de printemps, il faut vider les placards, jetter (oublier), passer sur un autre tempo. Les vacances sont aussi, bien souvent, le moment d’un retour au corps. On y expérimente des sensations, à travers le sport, les promenades, on laisse un peu de côté le cerveau raisonnant pour s’autoriser l’action sans but, on reprend pied dans les éléments naturels. Ce recentrage est la condition pour retrouver la fraîcheur, l’innocence, l’intuition, qui nous donnent l’envie et l’énergie d’innover.

