Vive les Jeux Olympiques
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Je crois me souvenir que le 8 dans l'imaginaire chinois est un chiffre favorable à la prospérité, ou au moins à la bonne marche des affaires. Il est vrai que c'est un chiffre dont le dessin élégant symbolise une circulation fluide et sans entraves, ce qui est le propre de l'argent ! Alors je vous souhaite une année 2008 pleine de projets qui avancent au rythme que vous souhaitez et dont vous obtiendrez les récoltes méritées.
Et par-dessus tout que 2008 soit une année créative. Tant il est vrai que ce qui nous permet d'avancer, d'innover, de dépasser les obstacles et les difficultés, mais aussi de créer et d'approfondir nos relations, c'est notre créativité, cette capacité à lancer des passerelles inattendues et fructeuses, de voir les situations d'une manière différente, plus ouverte, plus riche, plus belle. Pour cela, sachons faire appel aux autres, et jettons un œil indulgent sur nous-même, un œil attentif à nos ressources plutôt qu'à nos limitations. Trouvons les moyens de travailler ensemble, d'échanger, et de découvrir de nouveaux possibles ! Bonne année à vous, chers lecteurs, et merci du fond du cœur pour votre fidélité et vos encouragements.
PS-pour-rire-un-peu : redécouvrez le peuple des vœux…
Pardon, je ne devrais pas, mais tout de même : ça énerve.
Ainsi donc, le Président de la République nouvellement élu décida d'écrire, à l'occasion de sa première rentrée, une lettre aux enseignants de France. Il y expose sa vision de l'éducation et des institutions chargés de la mettre en œuvre. Bien. Il paraît que l'initiative est inspirée d'une certaine lettre, adressée aux mêmes, par Jules Ferry en son temps. Très bien.
On apprend que cette lettre, que je n'ai pas lue, comporte quelques 32 pages. Cela fait déjà un document d'un bon poids. Ajoutons-y le nombre de destinaires : 850000. Petit problème d'arithmétique : sachant que des milliers de tonnes de papiers, des centaines de litres d'encre, ont été consacrés à l'édition de ladite missive, que les camions de la poste chargés de diffuser la bonne parole brûlent 10 litres de gasoil aux cent kilomètres, que ledit papier après lecture, finira dans 850000 corbeilles, combien d'hectares de forêts auront été dévasté pour faire passer le message, et de combien l'effet de serre sera-t-il aggravé par les rejets de CO2 afférents?
A l'heure où se prépare un "Grenelle" de l'environnement, pour lutter contre les gaspis et promouvoir les bonnes pratiques environnementales, que l'on fait changer les ampoules électriques des ministère à fin d'économies, L'Etat donne le mauvais exemple. Que fait M. Borloo ? Personne n'a donc eu la présence d'esprit, dans l'entourage de la présidence, de suggérer un mode de diffusion moins coûteux en ressources, plus écologique? Par Internet, par exemple. Pense-t-on que les enseignants n'ont pas accès à un ordinateur ? Ou en couplant un courrier simple, personnalisé, avec une adresse Internet où se trouverait l'ensemble du texte, de façon à diminuer l'impact et le coût de la diffusion. Nul doute que les enseignants auraient compris (et sans doute apprécié) que soit pris en compte le respect de l'environnement dans cette opération de communication politique, si l'argument avait été posé.
Toute éducation se soutient de l'exemple donné, et d'actes cohérents, pour être autre chose qu'un discours creux. Une occasion de faire une pédagogie du développement durable a été manquée.
L'analyse de toute situation personnelle ou professionnelle nous amène à buter sur des contraintes. Nous nous apercevons que nous ne pouvons pas faire ceci, parce que nous devons respecter telle urgence. Ou bien, nous devons absolument faire cela, parce qu'un contrat nous y engage, que nous l'avons promis à untel. Etc.
Explorer une situation dans laquelle nous sommes acteurs, c'est donc baliser un champ de nécessités, d'obligations et d'impossibilités. Qui nous interdisent, donc, de faire ce que nous voudrions, comme nous voudrions. Apparemment.
Le paradoxe, c'est que les contraintes sont aussi des points d'appui. Rien n'est plus déboussolant qu'une totale liberté, qu'une page absolument vierge, qu'un avenir sans phare ni balise.
Michel-Ange écrit quelque part: "L'art naît de contraintes et meurt de liberté".
Imaginez un directeur artistique, qui entend le brief de son client. Il va y repérer des contraintes, grâce auxquelles il va pouvoir envisager une forme. Parce qu'il va s'appuyer dessus. Plus vous me donnez de contraintes, plus mon travail est facile, parce que déjà se dessine un réseau de forces, de besoins, auxquels répondre - et qui, en somme, contiennent, en creux, une solution.
Vous ne me croyez pas? Tenez, voilà le résultat d'une contrainte, le vers alexandrin, ce corset de deux fois six pieds:
Le temps d'apprendre à vivre, il est déjà trop tard (Aragon)
Bientôt, Jacques Chirac terminera son mandat sous les huées (ou sous les bravos, les Français étant un peuple versatile).
Le documentaire de Patrick Rotman, sur la vie politique du “Chi” (France2), a le mérite de nous remettre en mémoire des événements que nous aurions peut-être préféré oublier : la calamiteuse décision de faire exploser des engins nucléaires français dans le Pacifique, souillant l’océan pour complaire à quelques militaires nostalgiques ; le déshonneur de ne pas démissionner au lendemain de la dissolution, puis du “non” au référendum européen ; l’évacuation systématique de la responsabilité présidentielle, et l’organisation d’une impunité institutionnelle digne d’un parrain de Cosa Nostra.
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Comme l'année dernière Handicap
International a lancé le 15 juillet sa campagne institutionnelle contre les
bombes à sous-munitions.
Tristement d’actualité, puisqu’elles ont été massivement utilisées lors du dernier conflit au Liban, ces armes, qui violent ouvertement le droit international humanitaire, viennent d’être dénoncées par l’ONU. Vous pourrez trouver toutes les informations sur le site www.sousmunitions.org .
Rien de plus stimulant que d'admirer -- plutôt qu'une oeuvre, une personne. Sans naïveté ni aveuglement. Juste reconnaître que telle ou tel possède une qualité, un talent, une compétence, qui sont rares -- précieux. Et le plaisir de fréquenter cette personne, ou même simplement de la lire ou de l'écouter ; la reconnaissance pour le hasard qui nous a donné la chance de percevoir sa dimension humaine exceptionnelle et d'en être touché.
Lu hier dans une brève du Figaro que l'espadon était un excellent marqueur de la pollution. Situé très haut dans la chaîne alimentaire, ce poisson de haute mer concentre toutes les pollutions dans sa chair. Et notamment les "retardants" que l'on trouve notamment dans les produits informatiques (bromates, je crois).
C'est je genre d'information qui relève d'une pure abstraction. Comment faire un lien logique entre l'ordinateur sur lequel j'écris ceci, et le fait que ses résidus minuscules et toxiques se retrouveront peut-être un jour dans un animal magnifique au beau milieu de l'océan - avant d'atterrir dans notre assiette ? Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme, a écrit un sage.
Le défi des générations futures sera de faire sans cesse le lien entre l'action locale et ses conséquences globales. Cette conscience-là, qui repose sur l'idée que nous vivons dans un espace fini et épuisable, finira par faire son chemin et s'imposer. Dans la douleur. L’humanité est au bord d’un vertige.

Marc Traverson est coach et consultant associé acteüs. Egalement psychothérapeute, il accompagne ses clients dans l'atteinte de leurs objectifs de vie.