5 entries categorized "Gestion du temps"

22 mars 2007

Manager avec les rythmes et les couleurs

Rythmedalaunay Certaines personnes disposent d’une force vitale supérieure à la moyenne. Elles impressionnent par leur capacité à donner d’elle-mêmes. Leurs journées semblent chargées jusqu’à la gueule. On admire leur physique increvable, leur goût de tout mener de front, de se charger de responsabilités, et de le faire avec aisance, un plaisir manifeste, sans y perdre le sommeil. Elles ont du souffle, encaissent les difficultés sans se désunir. Ne semblent pas éprouver le besoin fréquent de s’arrêter, pour digérer, faire le point, tant elles semblent disposer d’une économie personnelle harmonieuse et d’un moral positif. Comme si elles savaient se ressourcer au cœur même de l’événement.

Le versant opposé, ce serait l’hyperactivité, le besoin compulsif de s’agiter ou d’être occupé, l’incapacité de s’arrêter un instant, de laisser couler du temps gratuitement. Quand, en somme, l’activité, par excès, se retourne contre l’efficacité. On dit parfois qu'un employé ou un cadre workaholic, qui s’attarde au bureau après les autres le soir fait, en somme, la démonstration... de son manque d’efficacité. Que s’il passe plus de temps qu’un autre à effectuer sa tache, c’est qu’il s’organise mal. Qu'un déséquilibre entre vie privée et professionnelle signe une difficulté à accorder les différents temps de son existence.

Méfions-nous des généralités. Mais ce qui est sûr, c'est que l’efficacité suppose une capacité à prendre en compte temps forts et temps faibles (comme les liens forts et les liens faibles). Donc de se connaître suffisamment pour utiliser au mieux nos ressources et talents, notre énergie, nos points forts.

Tout le monde n’est pas sur les mêmes rythmes. Notre rythme propre est même l'une de nos principale singularité. Un manager doit jouer de cette variable. En favorisant l’autonomie et la responsabilité des personnes, il leur donne le moyen d’organiser leur temps dans le sens du meilleur usage de celui-ci. En s'entourant de collaborateurs qui ont des rythmes différents/complémentaires du sien, il favorise la solidité du groupe, sa richesse. En tenant compte, dans son management, des temps du groupe et du rythme des individus, il ajuste en permanence les ressources disponibles, et favorise les dynamiques qui servent l'activité de l'entreprise. Un chef d'orchestre fait-il autre chose?

12 mars 2007

Soyez musical, inventez vos propres variations

Il y a bien des façons de sortir d'une situation enlisée, de se remettre en mouvement, d'ouvrir devant soi - ou son entreprise - le champ des possibles.

Vache_1_1Parmi les recettes connues, pour relancer une dynamique, retrouver des perspectives et du plaisir dans l'action, il y a celle dite de la variation volontaire. C'est-à-dire: décider à un moment de faire les choses différemment de votre façon habituelle*. Et de voir ce que cela produit...

Quelques exemples ?

- Changez l'heure et/ou l'endroit habituel de votre réunion

- Modifiez l'ordre de votre routine de travail habituel (pourquoi ne pas commencer par la fin?)

- Faites avec quelqu'un ce que vous aviez l'habitude de faire seul (réfléchir à votre carrière, au fonctionnement de votre équipe, à la façon de présenter un projet au comité de direction)

- Laissez pour une période donnée la responsabilité d'une tâche importante à la personne en qui vous n'avez pas confiance

- Ne dites pas votre formule de politesse habituelle, trouvez-en une autre

- Cachez ce que vous avez l'habitude de dire au premier venu, et révélez ce que vous avez l'habitude de cacher

- Laissez tomber une de vos supersitions habituelles, ou l'un de vos gestes fétiche

- Changez le timing d'un travail de routine: faites-le plus vite ou plus lentement que d'habitude

- Rajoutez-vous une tâche ennuyeuse au moment où vous avez fini votre journée, pour vous dégager du temps à un autre moment

- Eliminez une étape dans votre processus habituel de travail et voyez ce que cela donne (par exemple, lancez-vous sans étude de marché)

Si vous avez de l'imagination, à vous d'allonger la liste !...

*Cette note m'a été inspiré par le chapitre 3 du livre de Dudley Lynch et Paul Kordis, "la Stratégie du Dauphin", les idées gagnantes du 21e siècle (Les édition de l'Homme)

21 février 2007

Efficace toi-même !

BlogdesertEn termes économiques, disons que l’efficacité est le rapport entre le coût (le temps et l’energie que nous consacrons à telle ou telle tache, à poursuivre un objectif personnel ou professionnel) et les bénéfices que nous tirons de l’atteinte de ces objectifs (réalisations effectives, satisfaction des autres et de nous-même, etc.).

En termes prosaïques, l’efficacité peut se résumer au proverbe bien connu : ne remets pas au lendemain ce que tu pourrais faire le jour même. Il s’agit en effet de bien utiliser le temps, de trouver un maximum d’activité utile ici-et-maintenant.

La question de l’efficacité se pose parce que notre temps est limité, et que de ce fait chaque minute qui passe revêt un caractère précieux. De cette denrée périssable, nous devons faire bon usage – le consacrer à des projets en résonnance avec nos besoins réels, nos motivations profondes et nos valeurs.

On dit que l’efficacité maximale ne peut être atteinte sans une discipline et une organisation personnelles. C’est évidemment vrai. Mais tout de même, ne prenons pas les moyens pour une fin et le doigt pour la lune. Nous en avons tous fait l’expérience: dès lors que nous nous projettons dans l’action en cohérence avec notre désir profond, nous atteignons un niveau d’efficacité (de facilité) qui nous étonne nous-même. Nous évoluons alors dans notre domaine d’excellence, connectés sur des ressources qui nous étonnent parfois nous-mêmes. Nous sommes naturels. Donc redoutablement efficaces.

20 septembre 2006

Petites stratégies d'avenir

Rothko L'avenir n'existe pas. C'est une construction mentale. Et quand j'écris l'avenir, je ne parle pas nécessairement des dix années qui viennent, mais peut-être de la minute qui suit, ou du rendez-vous qui vous attend cette après-midi. La minute n'existe pas. Le rendez-vous non plus. Ce sont des images mentales, ou - mathématiquement - des événements probables.

Pour autant, est-il possible de ne pas penser l'avenir ?

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27 juin 2006

"Perdre" ou "gagner" du temps ?

"Une jeune femme Chinoise qui travaille en France depuis quelques années s’étonne encore d’entendre ses collègues se plaindre si souvent de « ne pas avoir le temps ». C’est une attitude qui lui semble étrange. Chez elle, dit-elle, le temps ne se perd pas plus qu’il ne se gagne (encore que les choses évoluent, et que les Chinois aient tendance à se mettre au diapason de l’Occident). Ce qu’elle pointe est sans doute une obsession culturellement valorisée dans son pays d’adoption : tout ce qui survient d’inattendu ou d’imprévisible, tous les aléas qui sont de nature à repousser le moment de « finir » la tache en cours sont considérés comme du parasitage, de la « perte de temps ». Mais que sait-on de la valeur du temps qui passe, ou du temps qui est passé ? On aurait pu faire mieux ou autrement ? Mais qu’est-ce que « mieux » ? Qui sait si un moment d’inactivité n’était pas nécessaire pour permettre à telle situation de mûrir ou ne pas se précipiter dans une action prématurée compromettant l’avenir ?"

Extrait de "la Zen Attitude", éditions Dervy, 2006.

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A propos de l'auteur

Marc Traverson est coach et consultant associé acteüs. Egalement psychothérapeute, il accompagne ses clients dans l'atteinte de leurs objectifs de vie.

  • About to sneak out to go see the new Star Trek movie (don't tell the people I work with) about an hour ago

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