7 entries categorized "Formation"

15 décembre 2008

Quelle formation ou auto-formation a le plus influencé ma vie ? 

Hasard du réseau et des liens que nous y tissons, je reçois d'Olivier Rolland, excellent auteur du blog Des livres pour changer ma vie, l'invitation à répondre à cette question :

Quelle formation ou auto-formation a le plus influencé ma vie ?

Plutôt que de formation, je préfère pour ma part parler d'expériences. Parce que ce sont, je crois, les expériences de vie qui nous changent, et qui constituent donc la meilleure des formations. Au premier rang de ces expériences, il y a les rencontres. Ce sont toujours les autres qui nous changent.

La rencontre du zen a été pour moi, il y a quelques années, une découverte, un moment d'unité. J'ai eu grand intérêt en particulier à entendre l'enseignement de Philippe Coupey. L'austère discipline de zazen (l'assise méditative) m'a rendu conscient de l'absence de différence entre la pensée et le corps, et ouvert à la dimension de l'esprit tel que l'entendent les philosophies asiatiques. J'ai mesuré que nous pouvions nous inspirer de ces richesses pour mieux conduire nos vies modernes. Dans ce moment de cristallisation – d'éveil, dirait un bouddhiste – j'ai pu réaliser des liens entre mes racines intellectuelles, la psychanalyse notamment, et d'autres approches du "management de soi". De cette expérience, j'ai tiré un livre, paru en 2006, la Zen Attitude.

Les rencontres ne sont jamais de simple hasard. Quand j'évoque la pratique du zen, je songe aussi à ce jour beaucoup plus lointain - j'avais 4 ou 5 ans - où j'imitais mon père en apprenant les principales postures du yoga sur le tapis du salon. J'ignorais que c'était le début de quelque chose, une petite source. Ainsi les expériences s'enracinent toujours dans l'enfance, et une graine semée finit par germer, pour peu qu'on lui en donne la chance.

Pour continuer le jeu, je passe le témoin à mes amis et collègues bloggeurs :

- Lionel Bruel / Absara
- Thierry do Espirito / L'Atelier Ted et Eux
- Isabelle Harlé / L'analyse transactionnelle pour les managers
- Paul Jaillard  / L'autre jour…
- Marie Muzard / Nous autres les primates

Les amis, c'est à vous de jouer !

09 septembre 2008

Développer votre activité en soignant votre « marque personnelle »

Nous reprenons avec Thierry do Espirito nos ateliers de formation-action sur la marque personnelle, avec de nouvelles dates pour cette rentrée (la prochaine session se tient le 29 septembre).

A l'origine, nous avons conçu cette journée de formation après avoir compris que la communication (notamment online, avec les blogs, les réseaux sociaux, les plate-formes de mise en relation) est aujourd'hui une nécessité pour développer son activité et faire connaître son expertise, que l'on soit coach, consultant, entrepreneur - ou même manager ou dirigeant d'entreprise, et que l'on veut étendre son champ d'influence.

Mais par où commencer, et comment être le plus efficace? Ce travail de communication personnelle est chronophage, d'où la nécessité d'être bien informé et de savoir s'orienter. Comment se présenter à des inconnus? Que mettre dans son profil? Où l'afficher? Faut-il choisir LinkedIn, Viadeo, Facebook? Pour quels objectifs? Que peut-on en attendre concrètement? De quels documents a-t-on besoin? Comment trouver des manières originales de présenter son expertise?

Pour faire bénéficier les stagiaires de notre expérience, nous utilisons une double approche : celle du coach, attentif à questionner le projet professionnel, à aider à l'affiner, à vérifier qu'il s'inscrit dans le cadre d'un développement durable de l'activité, et correspond au besoin réel de la personne, et celle du consultant, qui apporte des solutions concrètes, des conseils précis, des propositions d'outils pour mettre en oeuvre le projet. (Et pour compléter mon propos, je vous invite à lire la note de Thierry sur son blog)

Nous avons choisi de travailler en petits groupes, de façon que chacun des stagiaires bénéficie de conseils personnalisés précis, et construise sa feuille de route. Les échanges et les connexions qui s'établissent entre les participants,  et se prolongent au-delà de cette journée de formation, sont également fructueuses.

En savoir plus sur la journée de formation "Marque personnelle"

18 octobre 2007

Renforcez votre marque personnelle

Je suis heureux de vous présenter un atelier-formation d'une journée, que j'anime avec Thierry do Espirito, consultant en communication de changement :

Renforcez votre "Marque Personnelle":
Comment bien communiquer sur son profil

Comment valoriser vos compétences, votre offre de service, développer votre notoriété ? Quels sont les  points forts de votre "marque personnelle"? Cette journée vous permet de consolider les bases de votre communication, d'optimiser votre usage des outils de communication online et de préparer votre plan d'action.

Le Programme et la fiche d'inscription (PDF)


Cet atelier est spécialement destiné aux consultants, coachs, entrepreneurs indépendants, ainsi qu'aux managers et dirigeants attentifs à leur communication personnelle.  N'hésitez pas à me contacter pour toute question.

28 avril 2007

L'analyse transactionnelle l'après-midi

Pont L'analyse transactionnelle est certes éloignée de mon cadre théorique "originel", et cependant j'ai pu mesurer, à plusieurs occasions, que les champs défrichés par Eric Berne, et les outils qui sont issus de son approche, ne manquent pas de puissance et de cohérence (au moins entre des mains expertes!).

Vérification faite une nouvelle fois en participant à l'atelier AT (Analyse Transactionnelle) organisé par actëus et animé par Isabelle Harlé et Pascale Théobald. Une après-midi de travail à la fois dense et conviviale, qui m'a permis de mieux saisir certains concepts qui, je l'avoue, piquaient ma curiosité. Ainsi des "positions de vie", des "scénarios", du "racket", des "jeux" (dont l'acception AT est assez péjorative, en référence aux jeux de pouvoir et au triangle de victimisation). J'ai découvert ce qu'était un "timbre" (une émotion refoulée, qui revient avec élan, par une décharge émotionnelle liée à l'accumulation), et le concept de "structuration du temps".

Une grande force de l'AT, à mon avis, tient aux outils qu'elle offre au praticien pour décoder les phénomènes de groupes et d'équipe, et y intervenir avec efficacité. On pourra le vérifier sur le blog d'actëus, qui propose des protocoles pratiques d'intervention, pour les managers qui veulent enrichir leur compréhension de l'art du management, et agir avec efficacité dans tous types de situations.

21 janvier 2007

Du coaching sur le budget formation ?

Paperasse_1 Un article sur Formaguide à propos de l'imputation du coaching sur le budget formation des entreprises (trouvé via le blog du coach). Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce n'est pas bien clair, si bien que les entreprises se débrouillent comme elles peuvent.

Et d'ailleurs, le coaching relève-t-il de la formation? Ma réponse est oui, dans le sens où l'on apprend beaucoup de choses dans un coaching -- sur soi et les autres, sur le management, la communication, son positionnement, etc. C'est donc bien une "formation", et totalement individualisée. Mais d'un autre côté, ce n'est pas un enseignement, ni une "conformation", il n'y a pas de programme préalable, de "cours" ni de maître d'école. Alors, pour l'administration, ça n'est pas de la formation. Voilà où l'on en est, avant que ça change. Rien ne va plus. Faites vos jeux... et cochez la case correspondante.

30 août 2006

Quelques astuces pour animer ses réunions

L’animation d’un groupe, en séminaire, présente bien des aspects. C’est de l’humain, c’est souvent passionnant, enrichissant. Pour réussir l’alchimie, la compréhension de la dynamique des groupes est indispensable, mais rien ne remplace l’expérience… Le site Place des Réseaux publie quelques courts articles de René Moulinier qui rappeleront des souvenirs à tous les formateurs. Extrait :

Nous avons tous connus de mémorables réunions où un seul participant est parvenu à laminer tous les débats en quelques phrases ou attitudes explosives. Réactionnaires, agressifs, passéistes ou butés, autant de comportements auxquels vous pouvez être confronté ! Quelle réaction appropriée devez-vous adopter face à chaque cas ? Comment sauver votre ordre du jour en cas de débats enlisés ? Lorsque la polémique fait rage, comment désamorcer la bombe ?

27 février 2006

"Le mot "coaching" ne veut plus rien dire du tout!"
Un entretien avec Dominique Lecoq

Dominique Lecoq est coach, psychanalyste, maître de conférence au CNAM, où il enseigne la formation, la médiation et le coaching dans un cursus qui rencontre un véritable succès.

Il ouvre le 17 mars une série de conférences inédites sur le coaching, qui se tiendra dans le cadre de l'Association Coaching & CNAMn et qui constitue un approfondissement de son enseignement au CNAM. 

Pourquoi le coaching rencontre-t-il un tel succès aujourd'hui ?

Parce que dans le travail les gens se trouvent dans des situations qu'ils ne peuvent pas analyser. Dans une situation nouvelle, à l'occasion d'un changement, telle qualité devient un défaut (au sens de manque). On est toujours en retard d'une guerre ! Comme par ailleurs le travail est rare et que chacun tend à avoir un niveau de responsabilité considérable, on doit travailler au niveau du sujet humain, avec sa complexité.

Les entreprises aujourd'hui ont besoin de mesurer les bénéfices de leurs actions. Peut-on évaluer le coaching ?

Regardez le temps que l'on a mis pour intégrer des critères environnementaux dans l'activité économique des entreprises. Il a fallu pour cela que les préoccupations écologiques nous fassent toucher du doigt la nécessité de tenir compte des ressources naturelles. Il en est de même pour le coaching et le travail de formation. Les entreprises ont a élaborer des critères sur ce qui fait dysfonctionnement dans le travail, sur la qualité de la relation. C'est particulièrement nécessaire avec le travail en réseau, qui distend les liens entre les personnes. Le coaching permet de travailler ces questions, sans apporter de réponses générales. Il y a donc de nouveaux critères à inventer.

Des critères portant sur la qualité de la relation?

Oui. Car, entre personnes ayant des intérêts, des logiques différentes dans l'entreprise, il est finalement normal de... ne pas s'entendre ! Or l'efficacité de l'organisation dépend de la qualité de l'échange entre les personnes. Le coaching est un dispositif qui permet de trouver des réponses singulières dans cette situation.

Est-ce que le coaching n'est pas au fond un moyen de dépasser une gestion des ressources humaines qui se placerait sur le seul plan de la réussite ou de l'échec des personnes ?

Il y a qq années, IBM avait mis en place un système de notation de la performance, avec au bout, une élimination programmée des "moins performants". Cela voudrait dire que l'activité travail n'a de valeur que du côté de la performance, et aucun caractère social. C'est aberrant. Un échec avec un client, ou sur un projet, n'est pas nécessairement un échec de la performance de l'entreprise.

On dit que le coaching est rendu nécessaire par l'incertitude, la complexité actuelle. Un sujet humain ne porte pas à lui seul la performance. Quelle que soit sa tache, il est évidemment pris dans cette complexité. C'est scandaleux de reconnaître la complexité de l'économie, et de dire que pour le sujet, il n'y aurait que de la simplicité...

C'est une attaque contre les approches comportementalistes ?

Bien sûr. On ne peut pas rester sur le seul descriptif des comportements humains. Sinon ça renvoie au fait que le sujet est, en définitif, coupable. Quelqu'un qui échoue sur un projet peut apporter beaucoup à l'entreprise, à condition d'en faire une analyse convenable, ce qui va permettre le partage avec d'autres dans le processus de travail. C'est pour ca que le coaching ne relève pas de l'individualisme mais de l'échange avec les autres.

On constate parfois une confusion des DRH et dirigeants face au coaching, parce qu'ils sont confrontés à des offres très différentes qui se présentent toutes sous cette domination. Qu'en pensez-vous ?

La connaissance que les personnes des RH ont du coaching vient pour l'essentiel de la littérature professionnelle, très marquée par les approches anglo-saxonnes. Le coach y apparaît souvent comme un spécialiste du secteur d'activité, qui vient servir de béquille auprès de quelqu'un de défaillant.

Or ce que le coach sait faire, c'est: conduire un coaching. Il n'a pas à connaître le secteur d'activité de la personne coachée. Il n'apporte pas une réponse technique, liée à l'activité en tant que telle, mais à la position des acteurs dans l'activité. S'il y a qq chose qui fait probleme, ce n'est pas qu'ils sont défaillants, qu'ils sont en faute, c'est que devant une situation relationnelle, une évolution de l'environnement professionnel, ils se trouvent devant une difficulté à analyser.

Les prescripteurs demandent souvent quels sont les critères à retenir pour le choix d'un coach ?

Je trouve bien que les DRH prennent le temps de rencontrer des coachs pour établir une liste de personnes agréées. Si une demande de coaching apparaît dans l'entreprise, elle peut être traitée par un des coachs retenus.

"Coaching" est un signifiant vide, qui veut tout ou rien dire - ce qui revient au même. Tant que vous ne m'avez pas dit ce que vous faites en tant que coach, je ne sais pas ce que vous appelez coaching. Un coach est aussi un sujet. Il faut lui demander sur quel objet il travaille. Et non pas quelle est sa méthode. Il n'y a pas de méthode truc pour résoudre les problèmes de TOCs ! C'est du pipeau. Ce que nous avons mis en place au CNAM c'est un dispositif dans lequel le sujet se met au travail. On ne peut donc pas garantir des résultats. Mais depuis 15 ans, on ne nous a jamais dit que cela ne servait à rien. Et les entreprises reviennent nous voir.

Il me semble que le coaching est bien une formation. Pourtant le coaching n'est pas reconnu comme une formation par la DDTEFP (Direction de l'Emploi et de la Formation Professionnelle) ?

C'est parce qu'en tant que coach nous ne pouvons définir à l'avance un programme de formation ! Ce qu'on nous dit, c'est: "nous avons défini des critères pour les formations, le coaching ne rentrant pas dans nos critères, ce n'est pas de la formation". CQFD... Quand Binet a construit son test d'intelligence, on lui a demandé ce qu'était l'intelligence. Il a répondu: c'est ce que mesure mon test... Voilà où l'on en est.

Or, précisément, nous devons faire entendre que le coaching est le mode de formation qui correspond le mieux à la nature actuelle du travail. Le DIF, par exemple, apparaît tout à fait adapté au coaching. Nous ne devons pas nous satisfaire de la situation actuelle.

Technobubble ;;

A propos de l'auteur

Marc Traverson est coach et consultant associé acteüs. Egalement psychothérapeute, il accompagne ses clients dans l'atteinte de leurs objectifs de vie.

  • About to sneak out to go see the new Star Trek movie (don't tell the people I work with) about an hour ago

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