13 notes de la catégorie "Blogs"

05 mars 2008

Blog anniversaire !

Reseaux_2 Chaque année, ou presque, je tente de faire le point sur mon expérience de bloggeur. Et cela fait trois ans (déjà!) que j'ai créé Troisième Voie.

Je m'efforce d'y respecter une ligne éditoriale a minima : traiter des questions de développement personnel et professionnel, d'une manière pratique, théorique ou ludique. Evidemment, les notes reflètent mes intérêts, lectures et rencontres du moment. Aucun souhait d'exhaustivité – juste la volonté d'apporter des éclairages qui ouvrent des options, dénouent les tensions et valorisent une affirmation de soi tranquille (ce que j'ai appellé dans mon livre la "zen attitude").

Car, dans le travail, les choses changent, et vite. Il faut beaucoup de mots en "on" pour décrire l'univers dans lequel évoluent les managers, dirigeants, entrepreneurs individuels, consultants et experts, quelque soit leur secteur d'activité : complexification, accélération, précarisation, pression, individualisation…

Affirmer sa voix, "serrer son risque", développer ses talents particuliers, trouver son utilité dans la société, du sens et du plaisir dans son travail... Comment faire, lorsque les chemins traditionnels de "la carrière" se sont effacés ? A la place, un univers changeant, mouvant, où le défi posé à chacun est de se faire acteur de son propre développement professionnel, ambassadeur de ses compétences.

Ma pratique de coach me confronte à ces questions, apportées par mes clients et les entreprises. Comme entrepreneur, j'en connais aussi l'autre versant. Et mon sentiment n'a fait que se renforcer que la communication était, dans un monde par ailleurs révolutionné par l'usage des technologies de l'information, une clé. D'où ce blog. Plate-forme d'expérimentation et d'échange avec les lecteurs fidèles ou de passage.

En trois ans, j'ai publié beaucoup de notes – parfois, sans doute, au détriment d'écrits plus substantiels ! Des rencontres dans la "vraie vie", voire un travail en commun, ont prolongé les échanges écrits.

Je m'amuse toujours d'entendre certains , souvent sociologues ou philosophes, nous expliquer que les outils de communication électronique, le web, les blogs, les réseaux sociaux, sont de tristes prothèses dont nous userions pour éviter de vraiment communiquer. Lorsque le téléphone a commencé à se répandre dans les chaumières, leurs prédécesseurs expliquaient de même au chaland effaré que c'en était fini de la convivialité, de la politesse et de la bonne compagnie, par la faute de cet outil diabolique. Ainsi va l'histoire des techniques, et du changement - qu'il serait, d'ailleurs, tout aussi stupide d'idéaliser. In fine, c'est toujours l'humain, la relation, qui importent.

Qu'il y ait, dans notre société, de nouvelles solitudes, je n'en disconviens pas. Mais il me semble aussi que l'informatique de masse a ouvert des possibilités inattendues dans le partage des savoirs, dans la capacité pour chacun de disposer d'un média personnel, dans les opportunités de contact avec des personnes partageant des centres d'intérêt similaires, d'un bout de la planète à un autre. Ce sont des outils puissants pour entamer de nouvelles conversations, rencontrer d'autres modes de pensée, confronter nos idées, et, pourquoi pas, remettre du jeu et du plaisir dans nos activités.

Quand prime l'étiquette et le renouvellement automatique des positions d'influence, que la perspective de changer le moindre rond de serviette déclenche d'insolites tempêtes bureaucratiques, on sait gré au Réseau de nous proposer un espace où l'expérimentation, la créativité, l'invention ont leur place. Où foisonnent les initiatives, les idées parfois saugrenues, dans un brouhaha communautaire aussi sympathique qu'échevelé. Une sorte d'agora disséminée, d'où l'on observe, sarcastique, les convulsions immobiles des pouvoirs traditionnels, le "faites ce que je dis, pas ce que je fais" d'élites qui semblent perdre de vue le principe d'exemplarité.

Ce qui me frappe au cours des derniers mois, c'est le nombre de nouveaux blogs qui se sont ouverts sur la thématique de l'accompagnement, du coaching, du développement personnel (voir par exemple le projet d'Alexandre). Je n'en connais sans doute qu'une très petite proportion, même si je garde beaucoup de curiosité pour les nouvelles voix qui s'expriment dans la blogosphère (je renvoie les curieux à ma liste de blogs "à suivre", et j'invite ceux qui le souhaitent à laisser en commentaire de cet article leurs propres adresses).

Autre phénomène remarquable, l'explosion des espaces mixtes, comme Facebook, qui associent le privé et le professionnel, le sérieux et le ludique, et qui tous permettent d'engager de nouvelles interactions, de faire des rencontres, et de tisser du lien. Pour qui croit aux vertus du métissage et de l'hybridation pour créer du sens, à l'association de la rigueur et de la créativité pour ouvrir de nouveaux espaces, ce qui se passe sur le web offre une belle métaphore de développement et de croissance d'une culture commune. Saisissons-là !

09 février 2007

7 bonnes raisons pour ne pas créer votre blog

J'ai expliqué dans de précédentes notes pourquoi les blogs sont fantastiques et pourquoi les consultants indépendants ne peuvent se passer de cet outil de "marketing personnel". Modérant pour un instant mon enthousiasme, il m'a paru utile de rappeller qu'il y a aussi d'excellentes raisons pour ne pas créer votre blog...

1 - Si vous pensez que le mulot est un petit rongeur des champs appartenant à la famille des muridés, et  que vous continuez à demander à votre secrétaire de taper votre courrier.
(Nul besoin d'être un informaticien chevronné pour faire un blog, mais ça peut aider.)

2 - Si vous aimez beaucoup l'idée d'avoir écrit un blog et de devenir un pilier de la blogosphère, mais constatez que vous ne trouvez jamais le temps de vous asseoir devant votre ordinateur pour mettre vos idées par écrit.
(Faites la différence entre "ce serait bien si..." et "j'ai vraiment envie de le faire".)

3 - Si vous voulez faire un blog juste pour concurrencer celui de votre concurrent qui ameute une énorme audience (en tout cas c'est ce qu'il dit), et qui est interrogé par tous les journalistes.
(L'envie ne permet pas de tenir la distance, et le blog est une course de fond)

4 - Si vous écrivez beaucoup de textes, depuis longtemps, sur tous les sujets qui vous passent par la tête, mais que vous ne voulez pas les montrer ou de les faire lire.
(Blogger, c'est accepter d'écrire de temps en temps des bêtises qui seront accessibles à deux milliards d'individus - et lues par une cinquantaine d'entre eux.)

5 - Si vous considérez que le pouvoir appartient à ceux qui gardent l'information secrète, et que celui qui sait doit se taire.
(Nouveau paradigme de l'Internet: le pouvoir appartient à celui qui diffuse l'information)

6 - Si vous vous savez incapable de vous forcer à un rythme de publication minimum, et fuyez systématiquement les contraintes superflues.
(Pour avoir une chance d'attirer durablement le public qui vous intéresse, il vous faudra poster au moins une note par semaine, de préférence deux ou trois.)

7 - Si votre femme (votre mari, votre compagne, votre compagnon, cochez la case qui vous correspond) marque déjà des signes d'exaspération à vous voir passer vos soirées sur votre ordinateur devant secondlife.
(Ne rajoutez pas une addiction supplémentaire à votre dossier déjà chargé.)

Cela dit, et si vous envisagez toujours de créer un blog (!), et que vous avez besoin de conseil pour le faire efficacement, n'hésitez pas à me contacter.

30 janvier 2007

Pourquoi les indépendants doivent faire un blog

Infos On m'interroge parfois sur l'opportunité de se lancer dans un blog pour faire connaître son activité ou relayer un projet professionnel. Quels bénéfices en attendre? Voici quelques remarques à ce sujet - j'aurai l'occasion de revenir sur ce sujet et de dire pourquoi vous ne devriez pas faire un blog (car il y a aussi certaines contre-indications !).

Le blog, outil de marketing stratégique pour les indépendants
J’entends par indépendants ceux et celles qui n’appartiennent pas à une entreprise moyenne ou grande, ne sont pas salariés et vendent des prestations intellectuelles : consultants et professions libérales, free-lance, formateurs, designers, artistes, etc. Sans oublier les demandeurs d’emploi. On ne répétera jamais assez que la recherche d’emploi est un travail à temps plein, probablement l’un des plus délicat (et d’ailleurs, ce peut être, assez paradoxalement, une activité passionnante et très formatrice, à condition toutefois de ne pas être sous le joug immédiat de la contrainte financière).

Le blog, cyber enseigne
Ces professionnels ont tous besoin de générer de la visibilité sur leur nom. C’est la condition pour susciter des appels entrants. Ils doivent être en mesure d’animer leur propre « place de marché », de créer du mouvement et de la circulation autour d’eux, pour y déceler des opportunités. Il leur faut acquérir le talent de rebondir sur une conversation, un contact, une idée, pour apporter un service, échafauder un projet qu’ils seront en mesure de développer ou d’accompagner. Un coach, s’il n’appartient pas à un cabinet installé, doit trouver le moyen de se faire connaître comme interlocuteur valable, identifié, auprès de personnes à même de penser ensuite à lui et de le recommander si une demande de coaching se fait jour dans leur entourage. Il y a beaucoup de moyens de faire ce travail relationnel dans le monde réel, mais les positions prises sur Internet ne peuvent aujourd’hui être négligées.

Le blog, show room virtuel
L’indépendant cherche sans arrêt à se rapprocher du centre du jeu (lorsque l’on est seul, on est vite repoussé vers les bords). Un blog peut lui servir d’ancrage, de "port virtuel". La plupart des consultants, et d’abord ceux qui interviennent dans des secteurs où importe le buzz - communication, coaching, relations publiques, événementiel, relations presse, chasse et recrutement - ont compris l’intérêt de ce puissant média personnel, notamment dans la phase de développement/installation de leur activité. Par leur excellent référencement, les blogs autorisent des experts d’un domaine particulier à rivaliser en « part de voix » avec de grandes structures pourvues de sites web peu interactifs, peu attractifs, pour étendre leur réseau professionnel utile, pour devenir repérables et être repérés.

Le blog suscite l’échange
Pour un indépendant, le blog est, fondamentalement, un accélérateur de contact. Parce que l’auteur s’y exprime sans excès de protocole, en son nom propre, il devient naturel de le contacter, de manière directe – par exemple à l’occasion d’un commentaire sur une note. Un blog donne aussi le moyen de connaître plus justement que dans une offre de services, les centres d’intérêts d’un consultant, son mode de fonctionnement, d’avoir de lui une première image. (D’où le soin à apporter à son blog, mais c’est une autre histoire)

Le blog fait gagner du temps dans les contacts professionnels
Les experts indépendants, les consultants et les coachs sont souvent des moutons à cinq pattes, dont le domaine d’activité est lié à l’originalité de leurs expériences antérieures – ce qui exige d’eux, au demeurant, de travailler sans arrêt à la cohérence de leur offre de service. Si quelqu’un a jetté un œil sur votre blog avant une rencontre, vous n’aurez sans doute pas à lui répéter l’essentiel de votre parcours ou de votre mode de fonctionnement, vous pourrez immédiatement aller sur vos spécificités, donc gagner une étape dans l’abord. Parce qu’il aura l’impression de déjà vous connaître un peu.

06 octobre 2006

Un "blog tendanciel"

Mon ami Nicolas Riou, patron de Brain Value, et auteur d'un livre dont le titre est resté comme le résumé parfait des hauts et des bas des années Internet ("Comment j'ai foiré ma start-up", éditions d'Organisation), lance son blog tendanciel. Je ne suis pas loin de considérer cela comme une victoire personnelle, puisque cela fait quelques mois que je lui conseille de se jetter dans le grand bain virtuel -- c'est mon côté "blog evangelist".

Si vous vous intéressez à l'air du temps et aux tendances de la consommation, faites-y un tour.

27 septembre 2006

Troisième Voie à la Une de Typepad

Avec une petite interview en 10 questions...

19 septembre 2006

Quel genre de blogueur/blogueuse êtes-vous ?

Suzanne Falter-Barnes s'interroge sur son rythme de publication. Effectivement nous ne sommes pas égaux devant le blog. Il y a ceux qui publient souvent, voire de façon compulsive, en répercutant dans la minute le moindre écho de la blogosphère, ceux qui prennent de l'avance en écrivant  d'un coup, les jours d'inspiration, une rafale de notes à parution pré-programmée, et l'armée des blogueurs anonymes qui attend jour après jour la visite de la muse Blogia, et que mûrissent leurs nouvelles idées...

04 septembre 2006

Considérations de rentrée

DSC_0185Je dois avouer que depuis mon retour de vacances, j’éprouve quelques difficultés à reprendre ce blog. Je paresse. Je m’interroge sur son objet, son contenu, sa forme, son avenir. (Bon sang, aurais-je moi aussi des désirs d’avenir ?!)

Après tout, l’été est une période propice à un réexamen de ses priorités avant la rentrée. Cela suppose d’établir de nouveaux objectifs, et aussi d’éliminer – impitoyablement – les contraintes inutiles, les dossiers qui n’aboutiront jamais, les routines sans objet… pour consacrer enthousiasme et énergie à ce qui importe vraiment. Retrouver du confort, de la liberté, des champs à défricher.

Concernant le blog, donc, je constate une certaine dérive (au sens maritime) par rapport à mon cap initial, qui m’incite à refaire le point, après un an et demi de “blogging” assidu. C’est un sentiment un peu confus. Pas envie de (trop) me répéter. Besoin de remettre en cohérence la forme de la publication et son contenu. De me donner plus de latitude dans les thématiques. De séparer nettement mon blog (qui n’engage que moi) et mon offre de service(*). Peut-être aussi de le relooker (si qqu’un a des compétences/idées/propositions à ce sujet, je suis preneur).

NB: J’en profite pour exposer une problématique qui pourra éclairer de futurs blogueurs et leur éviter des choix inadaptés. Initialement j’ai ouvert ce blog à l’adresse troisiemevoie.com qui est le nom de ma société. Sans trop y réfléchir. Dès lors que le contenu du blog était – volontairement – très orienté sur ma pratique professionnelle, je pensais pouvoir y greffer sans difficulté des informations “corporate” sur mes services de coaching, formation et conseil. Une solution simple pour un indépendant, qui n’a pas beaucoup de temps à consacrer à son marketing et espère faire d’une pierre deux coups. Aujourd’hui je m’aperçois qu’il aurait mieux valu intégrer le blog à l’intérieur d’un site présentant mon offre professionnelle (par exemple avec un système d’onglets, voir le site de Ian Christie). Je voulais que le titre du blog soit “le Journal du Coach”, mais je me suis aperçu un peu tard qu’il est quasi-impossible de changer le nom de domaine sans perdre tous les liens internes vers les images. Sans parler de l’impact sur le référencement du site dans les moteurs de recherche. Voilà pour quelques considérations techniques qui ne sont pas négligeables pour atteindre la cohérence forme/contenu/titre/adresse. Et une incitation, pour les nouveaux venus, à mesurer précisément ce qu’ils attendent de leur blog afin de faire les meilleurs choix techniques et de nommage dès le départ.

(*)je travaille en ce moment à une offre professionnelle intégrant la démarche de coaching et les outils de la prospective stratégique au service de la conduite du changement (Aider son client et l’entreprise à envisager/inventer/construire son avenir, n’est-ce pas au fond le projet commun du coach et du prospectiviste ?). J’y reviendrai bientôt.

02 août 2006

Séquence promotion

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Le mensuel de la communication et de la pub Stratégies, a sélectionné Troisième Voie dans ses meilleurs blogs de l'année... Cela fait toujours plaisir. Un grand merci à eux pour ce sympathique coup de projecteur!

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08 juin 2006

La Compil

Mes récentes difficultés techniques m'ont obligé à retourner sur d'anciennes notes, donc voici à tout hasard une petite sélection d'archives récentes (serait-ce un oxymore ?)

Articles sur le coaching

Articles thématiques

  Autres ...

02 juin 2006

Précieuse liberté d'expression sur le Net

Saveinternet Libé fait état d'une campagne de opérateurs de télécommunication pour s'accaparer des portions d'Internet et y assurer un traffic réservé (notamment à la vidéo), contre paiement. Un Internet à deux vitesses est-il en passe de s'installer, au désavantage de tous les "petits" qui utilisent cette précieuse faculté d'expression et de publication qu'offre le web, et dont les contenus transitent, aujourd'hui, au même titre que les contenus des grosses firmes ? La résistance s'organise.

N'oublions pas la logique collaborative, décentralisée, égalitaire, sur laquelle repose l'architecture d'Internet. Et faisons notre possible pour la préserver. Car il faut bien admettre qu'en l'espace de quelques années à peine, le Réseau est devenu l'une des clés de notre liberté d'expression.

Typepad m'a tuer

TplogoappToutes les images de mon blog ont disparu... Partout des liens "cassés", un paysage (virtuel) de dévastation :-(

L'inactivation de l'un des noms de domaine redirigeant sur ce blog (traverson.com) est à l'origine du problème - qui est en rapport, et je ne rentre pas dans le détail, à une mauvaise gestion de l'adressage des images par Typepad. Pour le moment, j'attend que le support de Typepad me propose une solution. Je vous tiendrai au courant de la suite.

J'en profite pour inviter les utilisateurs de cette plate-forme a être très attentifs lors de tout changement de nom de domaine. (Curieusement j'envisageais récemment de passer à un blog "tout texte", et le lendemain toutes mes images disparaissent...)

28 mars 2006

Blog, désirs d'expression, et stratégies de communication

Conversation Il m'arrive d'éviter de traiter sur ce blog des sujets d'actualité qui m'intéressent (politique, économie, air du temps, ce que l'on voudra), mais qui ne rentrent pas, a priori, dans la "ligne éditoriale" de ce Journal du Coach, que j'ai voulu axé sur une thématique "management, communication et ressources humaines", proche de mon activité de coach, de formateur et de consultant.

Dans la rédaction d'un (vrai) journal, le débat permettrais de trancher ce genre de dilemne. Si l'on tient un blog, on peut en débattre avec soi-même, ce qui n'est pas si mal. Mais on est à la fois le journaliste, le rédacteur en chef et l'actionnaire. Cela manque de diversité...

La problématique est la suivante, et je l'expose ici parce qu'elle me semble propre à nombre de consultants, entrepreneurs, chefs d'entreprise et autres solos, qui écrivent un blog en lien avec leur activité professionnelle :

- Comment faire en sorte que le "corporate" et le "personnel" cohabitent en bonne intelligence dans un weblog?

- Faut-il maintenir un "cordon sanitaire" entre ce qui relève de l’un et l’autre domaine?

- Une expression personnelle sur des questions non professionnelles ne risque-t-elle pas de nuire à l'activité professionnelle, de créer une confusion?

– Faut-il être une “star” pour parler en nom propre?

On pourrait prendre pour exemple certains blogs de personnalités de l’entreprise, l’incontournable Loïc le Meur, par exemple, ou Michel-Edouard Leclerc.

Il me semble que ces questions (un peu confuses à ce stade, j’en conviens) sont en lien aussi bien avec l’individualisme contemporain et une nouvelle “citoyenneté électronique”, qu’avec le statut moderne de l’homme (femme) au travail. Je serais en tout cas très intéressé de connaître les réactions des lecteurs sur le sujet !...

Technorati: ; ; ;

14 mars 2006

Pourquoi les blogs sont fantastiques (1)

Cela fait environ un an que je tiens Le Journal du Coach. Cet anniversaire me donne envie de faire un point sur cette expérience - cela pourra toujours servir à ceux et celles qui envisagent eux aussi de créer un blog professionnel, pour mesurer les bénéfices qu'ils peuvent en attendre.

Après une longue phase de mise en place, et de multiples descentes dans la salle des machines de Typepad, je me suis aperçu que l'on peut tenir un blog sans y passer ses soirées et ses nuits. Avec l'habitude, deux ou trois heures par semaine suffisent largement pour l'animer. De temps en temps, on a des envies de changement, on redescend dans la salle des machines, pour raboter ici, rajouter là, faire quelques modifications du design, rafraîchir, enrichir l'interface. Pas besoin d'être un informaticien surdiplômé, même si une certaine aisance avec les machines n'est pas inutile. Mais aujourd'hui, qui travaille sans ordinateur ?

Le weblog est un journal à soi. On peut en faire un journal intime, ou un journal professionnel (mon propos concerne principalement cette utilisation). On peut aussi, comme beaucoup de bloggers, mêler les deux. C'est un des avantages de ce mode de publication, éminemment en phase avec l'air du temps qui valorise l'individualisation, l'expression intime, le "marketing personnel".

Pour le salarié, ce peut être un moyen de faire savoir urbi et orbi qu'il est différent, qu'il ne se fond pas dans la structure, qu'il reste critique et conserve son libre arbitre malgré les mots d'ordre. Pour un consultant, un dirigeant, c'est un moyen de valoriser ses projets, de faire savoir qu'il existe (besoin de notoriété, de différenciation) et qu'il intervient sur tel domaine particulier. Pour un chercheur d'emploi, c'est un CV dynamique, un moyen de court-circuiter le système lettre-de-motivation-cv-entretien en prenant l'initiative de se faire connaître autrement.

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Le blog répond à ce besoin d'affichage, de promotion, de "mise en relief".

(Une parenthèse. Nous perdons la mémoire, au point d'oublier à quel point le monde a été profondément modifié par l'approche Réseau : les mass medias peinent à suivre cette lame de fond du "dialogue sans intermédiaire" entre individus, qui se connectent les uns aux autres selon des affinités thématiques. Ancien journaliste, je ne peux que constater la baisse de crédibilité des médias - notamment écrits - ces dernières années. A l'origine de cette perte d'influence, il me semble qu'il y a, d'abord, l'excès de langue de bois, l'auto-censure, le manque de dynamisme éditorial et d'originalité. La liberté d'expression déserte les journaux, la censure pèse fortement sur des rédactions précarisées, pressurées, dans la main de grands industriels - et alors même que l'évolution juridique en France rogne les espaces de liberté de parole, définit de plus en plus ce qui relève de l'acceptable et du "politiquement incorrect" (essayez de critiquer la marque d'un grand annonceur, pour voir). Les blogs sont venus prendre cette place. La nature a horreur du vide.)

Les bénéfices du blog ? D'abord, faciliter les contacts, y compris avec des inconnus de passage. Cela peut déboucher sur des contacts dans la vie réelle. Ils se font sur un mode assez direct, parce qu'un lecteur peut se faire au préalable une idée assez juste de vos centres d'intérêts, de vos compétences, en jettant un oeil sur votre blog.

Si vous envisagez de vous lancer dans l'aventure, tenez compte, cependant, de votre cible. Elle ne sera pas forcément en phase avec le "blogging". Certains secteurs d'activité sont technophobes. A l'exception de quelques pionniers et technophiles invétérés, les bloggers sont rares dans le monde des ressources humaines, et parmi les dirigeants français. Ceux qui blogguent sont le plus souvent des entrepreneurs du monde des technologies et de l'Internet, même si quelques pionniers venus d'autres horizons s'y sont mis parfois avec succès. Ils sont l'arbre qui annonce la forêt.

D'un autre côté, si personne ne bloggue sur les sujets qui vous intéressent, c'est sans doute qu'il y a une place à prendre !

Car le blog est un mode de communication professionnel d'une idéale souplesse. Outre le fait qu'il soit très aisé de le mettre à jour, d'y rajouter de nouveaux articles, des photos, des liens, etc. il présente l'avantage d'être généralement très bien référencé par les moteurs de recherche. Ainsi les visiteurs sont le plus ouvent des personnes ayant effectué une recherche en rapport direct avec le contenu de vos pages. La qualité du contact est donc a priori forte.

Surtout, le blog est la démonstration de cet adage : "le pouvoir appartient à celui qui diffuse l'information". Votre disque dur est encombré de textes de références, de bookmarks vers des ressources diverses, toutes liées à votre activité, à votre approche. Pourquoi les laisser moisir ? Mettre ces ressources en lignes, dans un blog, c'est apporter une pierre au débat public, faire état d'une expertise, et construire un discours "en avançant".

Car c'est un grand avantage du blog, et sans doute un point essentiel : la structuration du contenu peut se faire en avançant, même a posteriori. Très nouveau par rapport aux architectures web classiques. Par le simple ajout de mots-clé, la catégorisation des notes et des articles se constitue. Inutile donc de définir à l'avance vos contenus d'une manière très précise. Laissez-vous aller à l'inspiration, à ce qui vous passe par la tête, à ce qui vous vient dans l'instant. Après quelques temps, retournez-vous sur ce que vous avez produit : c'est vous !