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11 septembre 2007

Plaidoyer pour le coaching

Désabusé, un collègue de travail avait un jour lâché cette phrase : « Avoir des relations authentiques avec les gens, dans une entreprise, il ne faut pas y compter ». Il voulait dire, je crois, que dans le monde professionnel on a moins de relations avec des individus qu'avec des collègues, des subordonnés ou des patrons. Autant de gens à casquette et à étiquette.

Etre ou ne pas être soi-même au travail, voilà la question. Comment faire que le temps consacré chaque jour au travail soit aussi celui d'un épanouissement, l'exercice d'une liberté personnelle ? Comment, malgré la pression, les objectifs, la hiérarchie, conforter son désir – au sens d'énergie vitale, de créativité ? Comment s'inscrire tranquillement dans les relations de travail, sans complexe ni infantilisme, sans la tentation de tyranniser collègues et subordonnés, sans culpabilité ? Comment trouver encore à s'amuser en dépit – voire aux dépends – de l'économisme ambiant ? Comment faire de notre originalité une force dynamique pour l'ensemble du groupe, de l'équipe ou de l'entreprise, auquel nous appartenons ?

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16 mars 2007

Questions de succès

Superman Dans leur livre, Succeed on your own terms,  Herb Greenberg et Patrick Sweeney ont interrogé des  personnalités (entrepreneurs, sportifs, scientifiques, managers, architectes, militaires, hommes politiques...) sur les facteurs de leur réussite personnelle. Le résultat: des témoignages, la mise en évidence de certaines "croyances gagnantes", des moments où les choses basculent sur une intuition ou une décision, bref une illustration de la façon toujours singulière dont une ambition peut se concrétiser dans un parcours de vie. Voici quelques-unes des questions qu'ils ont posé au cours de cette enquête.

A l'occasion, attachez-vous à y répondre sincèrement, de préférence par écrit, et confrontez vos réponses à quelqu'un qui vous connaît bien, mais soit sans complaisance. Vous pourriez en tirer quelques enseignements, ou nouvelles idées, sur vos atouts et la manière d'en tirer le meilleur parti.

- Qu’aimez-vous le plus dans votre travail actuel?

- Si vous pouviez changer une chose dans votre travail, ce serait quoi?

- Si vous pouviez changer une chose dans votre façon de travailler, ce serait quoi?

- Dans un an, comment saurez-vous que votre travail est un succès?

- Quand vous avez une décision difficile à prendre, avec combien de personnes pouvez-vous en discuter?

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15 mars 2007

"Analysis Paralysis"

Connaissez-vous ce cette forme de gamberge, qui se déclare lorsque l'horizon paraît bouché, confus, que trop de choix difficiles et incertains se présentent?

C'est notamment le cas lorsqu'il nous paraît que notre niveau d'information sur les tenants et aboutissants de la situation considérée demeure, en dépit de nos efforts, bien en deça de ce qui serait nécessaire pour prendre une décision avec la certitude de ne pas se tromper.

Gamberge_2

Cette paralysie conduit à une forme d'inquiétude diffuse. Car, parallèlement, une petite voix nous rappelle que le temps passe, que nous devrions agir, que nous devrions même déjà être en train d'agir - alors que nous en sommes encore à peser et soupeser des options dont aucune ne s'impose, chacune présentant certains avantages et de nombreux inconvénients. L'intuition est en panne.

Que faire ?

Poser le paquetage. Considérer avec indulgence notre situation. En rire, s'il le faut! Bien souvent, à ce stade, nous disposons déjà des informations indispensables pour agir, de manière simple et concrète. Simplement la réflexion est bloquée au stade de l'analyse, dans un de ces faux dilemne qui empoisonne parfois le "mental".

Stopper le moteur à soupeser qui tourne en rond. Oublier le problème tel qu'on l'a cristallisé. Reprendre de l'air, de l'altitude, sortir de la culpabilisation de n'avoir pas agi, ou de la crainte de mal faire. Reconsidérer la situation plus largement, en se centrant sur nos motivations profondes, les enjeux réels, et les actes qui peuvent nous permettre d'avancer, fût-ce modestement, dans la direction la plus avantageuse.

Ce lâcher prise, qui dénoue les tensions internes nées des fausses alternatives, peut se faire aussi dans un face à face, avec un ami ou un collègue avisé, un groupe d'échange de pratiques professionnelles, un coach évidemment. Parce que, confrontées dans la discussion, les options parasites, les pensées confuses tendent à perdre de leur force, à apparaître pour ce qu'elles sont: le produit de l'agitation, les scories de la confusion.

L'esprit débarrassé, recentré, la vision s'éclaircit, le problème apparaît sous une autre lumière, et un chemin modeste, mais naturel, se présente.

[Source image :Gamberge, de Dominique Houard]

18 février 2007

Les dirigeants peuvent-ils être Zen ?

Stress Question posée par le Centre des Jeunes Dirigeants de Paris, qui m'a invité l'autre jour à intervenir sur cet intéressant sujet devant leur assemblée plénière. Je voudrais remercier l'ensemble des participants et des organisateurs pour cette soirée d'échanges fructueux, et pour moi très plaisants.

A vrai dire, la préparation de cette conférence m'a paradoxalement incité à réfléchir sur le stress. Et l'articulation entre les causes du stress et la manière dont le travail de réflexion du coaching peut aider à retrouver prise sur l'événement. Voici quelques notes préparatoires.

Le "stress maladie" est une pathologie de l'adaptation. On le définit souvent comme la maladie professionnelle de l’époque – l’ennemi public numéro un de l’homme et de la femme au travail. C’est la maladie de la pression. Je dis bien maladie. Car il ne faut pas s’y tromper, le stress, du latin stringere, serrer, étreindre, fait référence à des mécanismes physiologiques bien identifiés.

Le stress, ce n’est pas une vue de l’esprit, ni simplement de l’angoisse ou de l’anxiété, mais qq chose de tout à fait concret. Qui met en jeu des neuromédiateurs, des mécanismes hormonaux, l’adrénaline, le cortisol, je n’insiste pas, mais c’est une dimension majeure. Il s’agit d’une réponse de l’organisme à des modifications de l’environnement. D’un mécanisme d’adaptation, qui peut, dans les cas pathologiques, épuiser les défenses de l’organisme.

En un mot, ce qui cause le stress, c’est le fait d'être coincé. Une situation d'impasse.

C’est vrai des rats. Vous connaissez les travaux de Henri Laborit. On met des rats en situation de ne pouvoir réagir à une situation pénible (ils sont attachés). Et au bout de qq semaines, ils se fabriquent un trou dans l’estomac, un ulcère. C’est automatique.

Autrement dit une situation donnée, des circonstances données, finissent par avoir des répercussions somatiques graves.

Le stress, c'est lié au fait de subir. Subir, c’est-à-dire ne pouvoir ni fuir ni combattre.

(...)

On vit ss arret des frustrations, on doit supporter des contrariétés, être dans l’attente de telle ou telle décision ou échéance. Devant ces événements qui l’impactent, l’individu met en œuvre des mécanismes de défense. Il puise de l’énergie pour préserver son équilibre intérieur face aux modifications du monde environnant. Si on subit trop, si la situation semble sans recours, ou insuportable, il y a un épuisement. Il y a risque de dépression, de baisse des défenses immunologiques, de passage dans le somatique.

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01 février 2007

La force des "liens faibles"

Atom Une étude américaine de 1974 (dont je ne retrouve pas la référence), menée auprès d'un échantillon homogène de personnes en recherche d'emploi, a permis d'aboutir à cette constatation apparemment paradoxale: ce ne sont pas leurs amis ou leurs proches qui leur ont été le plus utiles pour les aider à retrouver une situation.

Ce sont au contraire des relations distantes, de simples "connaissances" (des personnes qu'elles voyaient de loin en loin, avec lesquelles elles entretenaient des "liens faibles"), qui leur ont fourni des contacts ou des informations décisives pour faire aboutir leur projet.

On peut soupçonner que ce constat est également valable pour d'autres types de relations professionnelles. Par exemple pour un consultant à la recherche de nouveaux clients.

Comment comprendre ces résultats ?
L'hypothèse généralement admise est que les liens faibles nous connectent à des personnes qui évoluent dans un environnement -- un secteur d'activité, des réseaux sociaux -- très différent du nôtre. A ce titre, elles nous informent d'opportunités que n'aurions pu déceler sans elles. Et cela, alors que nos proches, justement parce qu'ils évoluent dans notre proximité, disposent à peu près des mêmes informations que nous. Les liens faibles nous connectent à des territoires éloignés, ce qui est particulièrement intéressant dans les moments de recherche et d'exploration.

On peut risquer une autre hypothèse. Nos proches ont parfois une image de nous très "fixée" (et vice versa, bien entendu). Et ils y tiennent ! Une fois pour toutes, ils croient nous connaître et nous aiment tels que nous sommes. Il peut donc être difficile pour eux d'imaginer que nous pouvons changer (c'est-à-dire nous révéler différent de ce qu'ils imaginent être une intangible réalité).

Il leur est donc, plus qu'à d'autres, difficile de nous aider à faire le pas du changement auquel cependant nous aspirons -- et à reconnaître pour ce qu'il est ce changement, s'il a lieu.

Pour provoquer, on pourrait donc dire: ne comptez pas sur vos amis pour trouver de nouvelles perspectives d'évolution personnelle ou professionnelle. Comptez sur leur amitié, sur le plaisir des moments partagés, et aidez-les, eux, à actualiser le regard qu'ils portent sur vous. Pour le reste, faites confiance aux liens faibles...

24 janvier 2007

L'éclectique vous salue bien

Dispersion L’éclectique, c’est celui (ou celle) qui aime changer de terrain, qui alterne les plaisirs et les curiosités, que ses sujets d’intérêts entraînent au loin, la truffe au vent. Il surprend par les connaissances variées qu’il a acquis au gré de ses pérégrinations intellectuelles. Mais il arrive aussi qu’il désarçonne l'interlocuteur: il n’est pas toujours là où on l’attend. Il entre mal dans les cases étroites des recruteurs. On ne sait pas toujours le cerner. On a du mal à objectiver (vilain mot) ses compétences. Quand on cherche un clone, pour un poste donné, l’éclectique peut inquiéter. Ah bon, vous avez été médecin, concepteur de sites internet, et vous êtes aujourd’hui vendeur de solutions informatiques ? C’est très atypique, cher Monsieur.

Eh oui, l’éclectique est atypique, c’est là son moindre défaut. Il a souvent des qualités, de curiosité, d’adaptation, d’ouverture d’esprit. Il a souvent le sens de l’information, et de la créativité à revendre (à condition qu'il sache intelligemment relier entre elles ses connaissances étendues, les hybrider). Mais il a aussi les défauts qu’on imagine, tendance parfois à la dispersion, hantise de la routine et de l’ennui qui s’y attache. Il n’aime pas les limites et joue à saute-barrières.

Aux Etats-Unis, pays jeune, et vaste, on lui ouvre grand les bras. Voilà quelqu’un qui a le sens du changement, et le goût du risque. En France, vieux pays rural, il arrive qu’on le regarde par en dessous… En voilà un qui ne sait pas creuser son sillon, qui manque de racine. Mais au temps du virtuel, et de la mondialitude, ne vous y trompez pas: l'éclectique a toutes ses chances.

Délit de compétence

C’est une expression que je ne connaissais pas, et qu’Isabelle Harlé a utilisé il y a quelques temps, lors d’une mission en commun. Ca m’a fait tilt. Il y a comme cela des instants où le langage rejoint soudain quelque chose que nous connaissons mais que l’on n’avait pas formalisé. Un contenu latent se trouve pris dans une forme, un concept. Qui éclaire.

Le délit de compétence, c’est lorsque l’on est pénalisé parce que trop compétent. Cela arrive plus souvent qu’on le croit. Par exemple la compétence d’un nouveau venu dans un groupe peut déranger certaines situations établies. Des personnes en place, qui disposent d’un certain statut, d’un crédit bâti sur la capacité qu’elles ont eu à faire croire qu’elles étaient utiles, indispensables, les meilleures dans leur domaine d’activité, ces personnes peuvent se trouver déstabilisées par une comparaison qui n’est pas en leur faveur.

Dans ces cas-là, il n’est pas rare que le système éjecte le trublion qui vient menacer sa stabilité (son homéostasie) – afin de pouvoir tranquillement continuer son inefficace ronron.

Dilb
(Cliquer sur l'image pour l'afficher en grand)

Le délit de compétence peut aussi pousser un chef à limiter l’ascension d’un collaborateur trop brillant, à couper les têtes qui dépassent, afin que personne ne puisse lui faire de l’ombre et que se perpétue son règne médiocre.

Mesquin ? Eh oui. Accepter de se remettre en cause, apprendre en regardant la façon de faire des autres, admirer le cas échéant leur allant, leur habileté, leur énergie, c’est aussi une compétence! Et c’est comme cela que l’on grandit. Finalement, on devrait toujours remercier plus compétent que soi. Il (ou elle) nous montre le chemin, la route à suivre.

06 novembre 2006

Sur la méditation

Bambou Nombre de gens qui pratiquent une forme de méditation seraient sans doute surpris que l’on dénomme ainsi ce moment de disponibilité qui leur est nécessaire de loin en loin, ou peut-être chaque jour. Nous donnons tous un sens différent à une pratique qui ne se paie pas de mot. Quelque forme qu’elle revête, la méditation est un moyen unique d’apaiser les émotions perturbatrices, pour approcher une quiétude intérieure qui fait sentir ses effets sur l’entourage.

C’est un aspect séduisant des pensées asiatiques : leur spiritualité subtile se double d’un caractère concret – opérationnel, pourrait-on dire. Elles sont moins portées sur le concept que sur les modalités de l’action : la pratique. L’approche méditative est donc, aussi, une « technique de management personnel », pour paraphraser le langage de l’entreprise. Elle est une pause bénéfique qui recharge en énergie, un moyen simple et toujours à notre disposition pour retrouver une disponibilité perdue.

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25 octobre 2006

Résister à la polémique dans une négociation

Pas toujours simple de garder son calme lorsque la polémique et les attaques personnelles s'invitent à la table de négociation. Voici quelques conseils simples, extraits de Négocier Efficace (co-écrit avec Isabelle Harlé), pour ne pas céder à la polémique.

Beaucoup de comportements sont susceptibles de faire dégénérer une relation de négociation.

- Les généralisations abusives (« De tout façon, il n’est jamais possible de discuter avec votre société »)
- Les jugements de valeurs (« On m’avait dit que vous n’étiez pas franc du collier ! »)
- Les tentatives de déstabilisation ou de provocation (« Je vois bien que vous ne croyez pas à ce que vous dites ! »)

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04 août 2006

Réponse à une future coach

Pas simple de choisir une formation pour devenir coach !
Je livre ci-dessous un échange par mail* avec une correspondante. Peut-être cela pourra-t-il être utile à d’autres coachs en devenir (voir également la question d’Emmanuel).

L’envoi :

Bonjour Monsieur,

je suis à la recherche d'une formation "sérieuse" pour devenir coach; bien qu'il me semble après avoir lu quelques documents qu'on ne > "devient" pas coach, on l'est ou on l'est pas. Nonobstant cette dernière remarque je suis à la recherche d'une formation structurante et qui me permette d'acquérir les outils afin de ne pas "faire du mal" > au coaché et de me préserver dans l'exercice de cette profession (doit-on dire sacerdoce ou vocation? ;-))
Bref si vous pouvez m'aider dans ma démarche je vous en serais reconnaissante,
Cordialement...

la réponse :

Vous n'êtes pas la première à me poser cette question, à laquelle je suis bien en peine de répondre. Il existe beaucoup de formations sur le marché - et il y en a certainement de sérieuses, par exemple> “Supervision et Coaching” proposée par le CNAM.

Car tout dépend de ce que vous cherchez exactement, de votre background professionnel, de vos contraintes, de la logistique, de vos finances, etc. De la “cible” de clientèle qui est la vôtre: particuliers, PME, grandes entreprises. De ce que vous pensez être votre spécificité, votre talent particulier. De ce que vous attendez financièrement du coaching (en faire votre activité à temps plein, un complément de revenu ?) Tout cela entre en ligne de compte pour choisir une formation qui prolonge harmonieusement votre parcours professionnel et vous ouvre le maximum d’options pour la suite.

(Ne demandez pas à une formation au coaching ce qu’elle ne pourra jamais faire à votre place: un travail analytique approfondi. Ce travail sur votre propre fonctionnement sera la base de votre “formation” au coaching, et ce que vous y apprendrez, aucun prof ne vous l’enseignera.)

Pour trouver chaussure à votre pied, je vous conseille de faire une vraie étude de marché, de rencontrer le maximum de structures, de parler aux responsables, et de vous faire confiance sur votre choix final. Ce temps de recherche n'est jamais inutile. Il permet de se faire une idée du marché du coaching en prise avec la réalité du moment, de confronter votre désir avec ce qui est possible, de préciser vos motivations.

Soyez attentive à la démarche des “écoles de coaching” que vous rencontrerez, à la qualité de leur approche et de leur contact, à la cohérence du programme qu’elles proposent, à ce que l’on vous dira du mode de recrutement des stagiaires, etc.

Surtout : prenez votre temps, laissez décanter. Parlez-en autour de vous. Faites de beaux rêves. Et la décision qui s’imposera sera la bonne, parce que ce sera la vôtre.

Une dernière chose: envisagez de vous faire accompagner, individuellement, puisque vous êtes en pleine réflexion sur votre parcours professionnel. Vous apprendrez beaucoup du coaching en découvrant l’approche d’un professionnel. C’est un excellent mode de formation. Et vous augmenterez sensiblement vos chances de trouver rapidement la voie qui vous sied.

Bien cordialement

*A vrai dire, emporté par le sujet, j’ai beaucoup enrichi ma réponse ici!

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A propos de l'auteur

Marc Traverson est coach et consultant associé acteüs. Egalement psychothérapeute, il accompagne ses clients dans l'atteinte de leurs objectifs de vie.

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