Pascale Senk, du Figaro, m'a interrogé récemment, avec Eric Albert et Françoise Kourilsky, sur la manière dont le stress impacte les relations professionnelles. Son article est tout à fait intéressant. Si les "risques psycho-sociaux" sont évidemment en lien avec les structures de management, comme avec le système décisionnel dans la globalité d'une entreprise (cf France Telecom), voire avec les dérives d'une idéologie déshumanisante de la performance et du profit, en bout de chaîne, pour les personnes qui en souffrent, cette pression apparaît d'abord dans sa dimension relationnelle, interpersonnelle. Le stress n'est pas une fatalité à condition de prendre du recul sur les mécanismes et les facteurs qui aboutissent à faire peser une pression insupportable sur certains.
