Réalisé par eggman913, trouvé par InfoTechart
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Réalisé par eggman913, trouvé par InfoTechart
Rédigé par Marc Traverson | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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Hier, préparation d'une table ronde à laquelle je participerai au salon des micro entreprises, le mercredi 10 octobre à 9h30, sur le thème: "entreprendre à plusieurs, faire les bons choix". Traduction : faut-il s'associer pour entreprendre, et si oui, que faire pour éviter les déconvenues ?
Il y avait à cette réunion deux jeunes et brillants "start-upers", un avocat, et un artisan coiffeur ayant créé une franchise internationale. Chacun avait une expérience différente de travail avec un ou plusieurs associés. Les mots qui sont revenus le plus souvent: complémentarité des compétences, répartition des rôles, nécessité de pouvoir se parler franchement et sans tabou, partager une même vision du projet d'entreprise. A ces conditions, l'association est un plus, elle démultiplie les énergies et la capacité d'entraînement. A deux, on se soutient, on se remotive, on envisage les situations avec une vision "binoculaire", on est plus fort et plus crédible face à un fournisseur, un client, un banquier. Mais l'association présente aussi sa part de risque : divergences de vue, jalousies, détériorations des relations autour de la question du leadership, différends financiers, mélange des genres entre l'amical et le professionnel. Les associés forment un couple à part entière ("on passe plus de temps avec son associé qu'avec sa femme, faisait remarquer un participant, votre associé, vous avez intérêt à être content de voir sa tête en arrivant le matin !").
Une association fonctionne quand ses membres savent vérifier fréquemment qu'ils sont bien sur la même longueur d'onde, qu'ils avancent toujours de concert, en particulier dans les périodes de changement pour l'entreprise – "quand les finances sont dans le rouge, et quand tout va très bien, c'est là que les choses se corsent". On pourrait ajouter, comme phases critiques : la réponse à une offre de rachat de l'entreprise, le départ ou l'arrivée d'un nouvel associé.
L'association fait système, avec le risque au bout d'un moment, de s'essoufler, de s'user, de tourner en rond. Pour retrouver de la fraîcheur, se reparler, innover, remettre l'attelage sur la voie du succès et de la fluidité, il peut être utile de travailler avec un coach, soit individuellement, soit à plusieurs (dans un dispositif comportant une dimension de médiation), pour faire émerger les non-dits, apurer les comptes, réinsuffler du dynamisme dans l'alliance de travail.
Rédigé par Marc Traverson dans Entreprendre | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Le "lâcher prise" est devenu la bouteille à l'encre des suggestions quotidiennes. "Tu as un problème? Lâche prise, et tout ira mieux." J'entends cela dix fois par jour. Ma foi, ça a l'air simple, et ça ne l'est pourtant pas. Parlant ainsi, souvent, on fait de la thérapie sauvage, comme on fait parfois de la psychanalyse sauvage.
Ce thème du lâcher prise vient incontestablement des pratiques orientales de méditation - en particulier de ce que l'on appelle le non-attachement, qui est au cœur des pratiques bouddhistes, et qui trouve une origine dans le yoga.
Cependant, le lâcher prise confronte toujours à une contradiction dans les termes. C'est une injonction paradoxale.
Car lâcher prise, ce n'est pas "lâcher l'affaire" (pour employer le langage d'aujourd'hui)! Lâcher prise, ce n'est pas tout arrêter. Ce n'est pas renoncer, se retirer du jeu ou de l'action. C'est peut être bien le contraire : continuer. Ne pas se bloquer, se figer dans une position. Ne pas s'arrêter sur une croyance, une fausse alternative, un supposé choix sur lequel on ne parvient pas à trancher. Laisser l'énergie circuler. Rester dans le mouvement.
Peut-être que lâcher prise, c'est "laisser faire". Laisser faire la circonstance, la "situation", le moment. Se fondre dans la vague pour profiter de son énergie - c'est une métaphore que j'ai employée dans la Zen Attitude pour essayer d'identifier cette chose fugace, sensible, ce petit décalage qui suffit parfois à mettre en harmonie notre désir profond, inconscient, avec ce que nous sommes dans l'instant.
Les taoïstes évoqueront do, la Voie. Et un tenant de la psychologie positive comme Mihaly Csikszentmihalyi, l'expérience optimale (ou flow). Quels que soient les mots, il s'agit de ne pas se tromper. Le lâcher prise n'exclut pas la volonté. Il invite à la souplesse de l'esprit.
Rédigé par Marc Traverson dans Zen | Lien permanent | Commentaires (8) | TrackBack (0)
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Une session de psychothérapie hypnotique par le grand psychiatre américain Milton Erickson. Un document d'époque, remarquable. Noter en particulier le rythme de la voix, et les suggestions vers la fin de la séance.
Rédigé par Marc Traverson dans Communication | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Je voulais simplement vous signaler sur Newzy.fr, un papier – assez succint – de André Mora sur la névrose des organisations, ou encore "l'irrationalité fondamentale de l'entreprise, issue de son histoire, de son contexte, de la personnalité de ses fondateurs". Tout cela, à la lumière de l'approche analytique, dont on sait qu'elle est un outil pour décrypter les invariants des organisations liés à leur genèse (et l'on sait que la psychanalyse s'intéresse particulièrement aux causes, à l'origine des choses humaines). Ne négligeons pas l'inconscient des entreprises, tel qu'il s'inscrit dans sa culture et ses pratiques relationnelles, nous dit en substance le consultant interrogé, Didier Toussaint.
Et puis, en suivant le fil, j'ai fait d'autres découvertes (c'est bien, Internet!). Je me suis retrouvé sur le blog de Didier Toussaint, qui m'a paru fort intéressant, et que je rajoute illico à ma liste de liens "à suivre". Dans une de ses notes récentes, où il interroge la question du pouvoir et de la solitude du dirigeant, à partir d'un livre de Pierre Bilger (encore une découverte, à ne confondre ni avec Philippe Bilger ni avec François Bilger!), qui avance cette idée, que j'ai tendance à partager : que la méconnaissance de l'entreprise chez les hommes politiques les conduit parfois à "mettre en oeuvre des solutions inconsciemment dévastatrices". L'inconscient, encore lui.
Rédigé par Marc Traverson | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Désabusé, un collègue de travail avait un jour lâché cette phrase : « Avoir des relations authentiques avec les gens, dans une entreprise, il ne faut pas y compter ». Il voulait dire, je crois, que dans le monde professionnel on a moins de relations avec des individus qu'avec des collègues, des subordonnés ou des patrons. Autant de gens à casquette et à étiquette.
Etre ou ne pas être soi-même au travail, voilà la question. Comment faire que le temps consacré chaque jour au travail soit aussi celui d'un épanouissement, l'exercice d'une liberté personnelle ? Comment, malgré la pression, les objectifs, la hiérarchie, conforter son désir – au sens d'énergie vitale, de créativité ? Comment s'inscrire tranquillement dans les relations de travail, sans complexe ni infantilisme, sans la tentation de tyranniser collègues et subordonnés, sans culpabilité ? Comment trouver encore à s'amuser en dépit – voire aux dépends – de l'économisme ambiant ? Comment faire de notre originalité une force dynamique pour l'ensemble du groupe, de l'équipe ou de l'entreprise, auquel nous appartenons ?
Rédigé par Marc Traverson dans Best of, Coaching | Lien permanent | Commentaires (7) | TrackBack (0)
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Pour vous signaler cette intéressante note de Nathalie Olivier sur l'entretien de départ de l'entreprise. Tirer parti de ce moment important, la séparation entre le collaborateur et l'entreprise, pour recueillir des informations importantes et utiles, dissiper d'éventuels malentendus, bref, faire en sorte que cette étape se déroule dans les meilleures conditions possibles. Et cela, quelles que soient les circonstances du départ. Un excellent exercice de management.
Comme on dit, partir c'est mourir un peu -- et mourir c'est partir beaucoup!
Rédigé par Marc Traverson dans Management | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Pardon, je ne devrais pas, mais tout de même : ça énerve.
Ainsi donc, le Président de la République nouvellement élu décida d'écrire, à l'occasion de sa première rentrée, une lettre aux enseignants de France. Il y expose sa vision de l'éducation et des institutions chargés de la mettre en œuvre. Bien. Il paraît que l'initiative est inspirée d'une certaine lettre, adressée aux mêmes, par Jules Ferry en son temps. Très bien.
On apprend que cette lettre, que je n'ai pas lue, comporte quelques 32 pages. Cela fait déjà un document d'un bon poids. Ajoutons-y le nombre de destinaires : 850000. Petit problème d'arithmétique : sachant que des milliers de tonnes de papiers, des centaines de litres d'encre, ont été consacrés à l'édition de ladite missive, que les camions de la poste chargés de diffuser la bonne parole brûlent 10 litres de gasoil aux cent kilomètres, que ledit papier après lecture, finira dans 850000 corbeilles, combien d'hectares de forêts auront été dévasté pour faire passer le message, et de combien l'effet de serre sera-t-il aggravé par les rejets de CO2 afférents?
A l'heure où se prépare un "Grenelle" de l'environnement, pour lutter contre les gaspis et promouvoir les bonnes pratiques environnementales, que l'on fait changer les ampoules électriques des ministère à fin d'économies, L'Etat donne le mauvais exemple. Que fait M. Borloo ? Personne n'a donc eu la présence d'esprit, dans l'entourage de la présidence, de suggérer un mode de diffusion moins coûteux en ressources, plus écologique? Par Internet, par exemple. Pense-t-on que les enseignants n'ont pas accès à un ordinateur ? Ou en couplant un courrier simple, personnalisé, avec une adresse Internet où se trouverait l'ensemble du texte, de façon à diminuer l'impact et le coût de la diffusion. Nul doute que les enseignants auraient compris (et sans doute apprécié) que soit pris en compte le respect de l'environnement dans cette opération de communication politique, si l'argument avait été posé.
Toute éducation se soutient de l'exemple donné, et d'actes cohérents, pour être autre chose qu'un discours creux. Une occasion de faire une pédagogie du développement durable a été manquée.
Rédigé par Marc Traverson dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
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Vous en avez certainement fait l'expérience. Le monde est plein de contradictions. En la matière, on fait un pas décisif vers le "minimum sagesse vital" - le jour où l'on comprend une fois pour toutes qu'il faut faire avec.
"Si nous ne pouvons embrasser les contradictions notre personnalité se rétrécit", écrit le maître zen Deshimaru, mise en exergue dans la Zen Attitude.Toute contradiction nous donne une occasion de dépasser les fausses évidences pour inventer un nouveau chemin (celui que j'appelle une "troisième voie"). Les contradictions sont une source de tension, donc d'énergie.
La plupart des contradictions auxquelles nous faisons face sontinternes. Ambivalence, envies antagonistes ou successives, lutte de la raison contre la pulsion, choix cornéliens... Ces conflits intimes peuvent aboutir à un sentiment d'impuissance ou à une inhibition.
Court terme ou long terme : voilà un choix souvent difficile à trancher. Faut-il dans une situation traiter de l'urgent ou au contraire s'investir dans ce qui peut rapporter demain?
Il y a ce que l'on peut appeler la logique du hold-up. Prends l'oseille et tire-toi. Ca passe ou ça casse. Pourquoi pas ? Cela peut marcher dans une négociation commerciale. Le vendeur brouille les cartes et enfume l'acheteur, puis à la faveur de la confusion en profite pour verrouiller le deal. Ou bien il le prend de vitesse, le met devant le fait accompli, pour lui forcer la main. Le hold-up a un seul inconvénient : cela ne fonctionne qu'une fois. Comme le bluff au poker. Après, on sait à quoi s'en tenir avec vous. Pas idéal pour nouer des relations durables ou entretenir sa crédibilité.
Certaines personnes ne savent pas faire autrement. Elles pensent toujours selon la loi du tout ou rien. Gagnant ou perdant. Comme si les situations n'avaient jamais que deux portes de sortie. D'une certaine façon, elles misent tout sur un seul numéro. S'il faut savoir faire preuve d'opportunisme, au bon sens du terme, et saisir les occasions qui se présentent, il importe aussi de garder à l'oeil le long term.
Rien ne remplace un plan stratégique – il pourra toujours être adapté en fonction des circonstances, des moyens disponibles, et cela quels que soient les difficultés, les obstacles, les oppositions (c'est-à-dire les aspects tactiques). Il vaut mieux un mauvais plan que pas de plan du tout. Voir au-delà de l'immédiat, tenir compte de buts plus éloignés ou de valeurs plus importantes que le gain à court terme, tout cela donne la possibilité de regarder le présent d'une manière plus créative. Et d'inventer de nouvelles manières d'avancer.
Rédigé par Marc Traverson dans Stratégie | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
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