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L'analyse transactionnelle est certes éloignée de mon cadre théorique "originel", et cependant j'ai pu mesurer, à plusieurs occasions, que les champs défrichés par Eric Berne, et les outils qui sont issus de son approche, ne manquent pas de puissance et de cohérence (au moins entre des mains expertes!).
Vérification faite une nouvelle fois en participant à l'atelier AT (Analyse Transactionnelle) organisé par actëus et animé par Isabelle Harlé et Pascale Théobald. Une après-midi de travail à la fois dense et conviviale, qui m'a permis de mieux saisir certains concepts qui, je l'avoue, piquaient ma curiosité. Ainsi des "positions de vie", des "scénarios", du "racket", des "jeux" (dont l'acception AT est assez péjorative, en référence aux jeux de pouvoir et au triangle de victimisation). J'ai découvert ce qu'était un "timbre" (une émotion refoulée, qui revient avec élan, par une décharge émotionnelle liée à l'accumulation), et le concept de "structuration du temps".
Une grande force de l'AT, à mon avis, tient aux outils qu'elle offre au praticien pour décoder les phénomènes de groupes et d'équipe, et y intervenir avec efficacité. On pourra le vérifier sur le blog d'actëus, qui propose des protocoles pratiques d'intervention, pour les managers qui veulent enrichir leur compréhension de l'art du management, et agir avec efficacité dans tous types de situations.
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Comparer ces jeux de stratégies emblématiques permet de tirer certaines leçons sur la conduite en situation de confrontation (négociation, conflits, compétition). Et même d'interpréter la situation politique.
Dans le cas du jeu d'échecs, nous avons au début de la partie deux armées en ordre de bataille, disposées l'une en face de l'autre sur un espace (l'échiquier) relativement restreint. Les pions (l'infanterie) avancent toujours vers le camp adverse. Les pièces ayant chacune des compétences différentes, elles doivent coordonner leur action pour atteindre une harmonie dans l'action (synergie). A cette condition elles peuvent pénétrer le camp adverse et prendre un avantage.
Aux échecs, il s'agit de tuer - échec et mat, shah mat, "le roi est mort", en persan. Bien que le jeu soit originaire d'Inde, arrivé en Occident au moyen-âge, il est devenu le modèle d'un type d'affrontement classique. La bataille échiquéenne renvoie dans l'imaginaire à la bataille napoléonienne (quoique Bonaparte ait été un piètre joueur d'échecs...). Austerlitz, en un mot. Capacité de concevoir, dans une configuration donnée, un plan stratégique audacieux (inattendu pour l'adversaire). Utilisation maximale des forces disponibles, pourtant inférieures numériquement (économie). Exploitation de la surprise et anticipation des réactions adverses (timing). La dynamique l'emporte sur l'arithmétique.
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A lire, un article de Jean-Philippe Von Gastrow dans les Echos, où il rapporte des témoignages sur l’intérêt du coaching en entreprise. Extrait:
“Le patron qui a bénéficié d'un coaching réussi est souvent le meilleur prosélyte dans son entreprise. « J'ai été coaché et je fait coacher mes salariés », affirme Alexis Delb, quarante-deux ans, le président de Locatel, une société de télévision interactive pour l'hôtellerie et les collectivités employant 300 salariés. Il a recouru à cette méthode en 2002, alors qu'il codirigeait une entreprise de téléphonie lancée avec un associé. « J'avais envie de retrouver le plaisir d'aller travailler tous les matins », explique-t-il. Le coaching l'a d'ailleurs contraint à se lever tôt : à cinq heures du matin une fois par semaine, pendant trois mois, pour aller à Lille où se trouvait le cabinet de son coach. « Cela m'a donné une meilleure maîtrise professionnelle : j'ai découvert comment je prends mes décisions. Concrètement, je sais de quels profils je dois m'entourer. »
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Puisqu'on est lundi et qu'il vaut sans doute mieux en rire, je vous livre quelques définitions pêchées dans le
livre d'Alain Créhange, "le pornithorynque est un salopare", qu'il m'a offert à l'occasion d'une rencontre récente...
CONSULTAN. Imbécile qui, en vendant ses conseils, se donne les moyens de vivre comme un pacha.
NEGOCENTRISME. Disposition mentale qui pousse certaines personnes à tout considérer d'un point de vue mercantile.
NATIONANISME. Plaisir solitaire des peuples.
TAXICARDIE. Accélération anormale du rythme de défilement d'un compteur de taxi
Il y a dans son ouvrage toute une collection de néologismes, à mi-chemin entre Bobby Lapointe et Raymond Devos, et ça ne manque pas de sel.
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L'une des dérives majeures de certaines écoles psychanalytiques aura été de prétendre réduire le sujet à un pur "appareil psychique". La psychosomatique a amplement démontré combien psyche et soma n'étaient que les faces d'une même médaille. Le corps pense tout entier.
Les pensées asiatiques, que j'ai explorées dans la Zen Attitude, rappellent sans cesse l'importance du corps - laissant de côté distinction et contradictions entre le corps et le mental. L'esprit (le Sujet) est un tout. Le détachement, ou non-attachement, qui vise à la plus grande qualité de présence dans l'ici et maintenant, relève autant du corps que de l'esprit. La méditation vise à l'unité, au centrage - à l'éveil.
Comment une telle approche peut-elle faire lien avec la posture du coach?
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Nous continuons, avec Thierry do Espirito, à confronter nos expériences de consultant en communication et formateur coach, et à explorer les points de divergence et de convergence entre ces métiers. (Tout en apprivoisant le format "podcasting"...)
Dans cette discussion, découpée en deux fichiers de 15mn environ chacun, il est question de la demande de coaching et de conseil, de l'intérêt d'un blog pour faire connaître son activité, des différents niveaux d'écoute, des réticences qui peuvent se faire jour au moment de choisir un coach ou un consultant, de l'importance de comprendre le système-entreprise pour ajuster les solutions qu'on y apporte en tant que conseil, et d'autres choses encore... Je vous laisse vous faire une idée. Bonne écoute!
PREMIERE PARTIE
DEUXIEME PARTIE
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Un client m'a demandé récemment de faire une intervention sur ce thème, tout à fait intéressant, pour l'université interne de son entreprise. J'ai quelques idées sur la question, pour une raison simple: je m'intéresse aux processus de négociation depuis longtemps, et j'aime les jeux. De là à tisser quelques liens...
A vrai dire, j'ai souvent eu l'occasion d'aborder cette question quand, au détour d'un séminaire, ou dans le debriefing d'un jeu de rôle avec les participants d'une formation, il était utile de pointer la dimension ludique d'un processus.
Par exemple, on peut, en négociant, jouer au poker. C'est un jeu à la mode - voir Patrick Bruel et son émission à succès sur Canal Plus. Ne rien montrer de son jeu, surtout. Tromper l'autre sur ses intentions. Masquer ses émotions et ses objectifs réels. Manipuler. Faire du théâtre. "Sentir" la logique de l'autre. Défier. C'est un jeu psychologique et qui fait appel aux ressorts de l'esprit de compétition le plus pur (c'est-à-dire le plus brutal). Très amusant devant un tapis vert, ça procure des émotions, et de l'adrénaline. Mais en négociation, se prendre pour un joueur de poker présente un inconvénient majeur: c'est considérer que le nombre de jetons est fini. Autrement dit, ce que l'un gagne, l'autre le perd. C'est un jeu à somme constante. On ne peut jamais gagner… que tout seul.
Or on peut aussi considérer (c'est un état d'esprit, mais aussi bien un choix stratégique) que, dans le courant d'une négociation, les dimensions du gâteau à se partager ne sont pas fixées à l'avance. Les vrais négociateurs savent faire grandir le gâteau!
S'il y a réflexion, coopération, exploration en commun de nouvelles options, les négociateurs peuvent repérer de nouveaux territoires d'échange, inventer des modalités pour satisfaire a minima leurs objectifs réciproques. Bref, il y a du jeu entre les acteurs, un jeu qui n'est pas qu'un jeu de pouvoir - et qui leur donne les plus grandes chances de sortir de la négociation par le haut, en ayant satisfait leurs intérêts essentiels. Tout le contraire du poker.
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Est-ce si difficile ?...
"En décrétant le changement, l'immobilisme s'est mis en marche, et je ne sais plus comment l'arrêter"
(Edgar Faure)
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