Pourquoi pas le bonheur au travail ? Si le mot choque,
parlons plutôt de satisfaction, de confort ou de réalisation de soi. Le
bonheur peut aussi s’entendre comme le plaisir de faire quelque chose qui ait
un sens. Qui réponde à une nécessité intime, en même temps que sociale. S’il
est entendu qu’il s’agit pour l’individu d’un idéal, et pour le collectif d’une
utopie, ce besoin d’occuper sa juste place dans la vie professionnelle, dans la
reconnaissance de ce que l’on apporte aux autres et dans une saine relation
d’échange, ce besoin-là n’est pas futile – mais il n’est pas donné, et exige de
chacun(e) une réflexion, sur la place qu'il(elle) occupe, sur les croyances qui l'animent, sur le désir qui le(la) mobilise.
