Lu hier dans une brève du Figaro que l'espadon était un excellent marqueur de la pollution. Situé très haut dans la chaîne alimentaire, ce poisson de haute mer concentre toutes les pollutions dans sa chair. Et notamment les "retardants" que l'on trouve notamment dans les produits informatiques (bromates, je crois).
C'est je genre d'information qui relève d'une pure abstraction. Comment faire un lien logique entre l'ordinateur sur lequel j'écris ceci, et le fait que ses résidus minuscules et toxiques se retrouveront peut-être un jour dans un animal magnifique au beau milieu de l'océan - avant d'atterrir dans notre assiette ? Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme, a écrit un sage.
Le défi des générations futures sera de faire sans cesse le lien entre l'action locale et ses conséquences globales. Cette conscience-là, qui repose sur l'idée que nous vivons dans un espace fini et épuisable, finira par faire son chemin et s'imposer. Dans la douleur. L’humanité est au bord d’un vertige.
