Dans son commentaire, une lectrice me demande si l'on coache de la même manière une femme et un homme. C'est une question qui mérite qu'on s'y arrête. Cette dimension sexuée n'est certes pas indifférente, mais pourrait nous emmener loin ! alors je me limite à qq remarques en vrac...
- Je me souviens avoir entendu quelque part cette thèse (que je vous livre, sans avoir là-dessus un avis déterminé) que le coaching était, pour les dirigeants d'aujourd'hui, un moyen d'avoir une égérie. Rôle que tenait, jadis, leur femme ou une amie. Ces femmes, qui ne pouvaient avoir de "carrière" ou de responsabilité sociale du même ordre, vivaient ainsi leur ambition par procuration. Elles faisaient bénéficier leur "coaché" de leur recul, de la finesse de leur intelligence. Aujourd'hui les femmes travaillent ! Elles n'ont plus le temps de "coacher" leur dirigeant de mari. Donc, les dirigeants prennent des "coaches". CQFD. Voilà pour une hypothèse sociologique.
- On pourrait dire, aussi, qu'un dirigeant homme (cas encore le plus fréquent) se sentira moins en rivalité/compétition avec une femme. Et qu'il pourra trouver dans son coaching une dimension et un mode relationnel, disons différents (et reposant !) par rapport aux relations qu'il entretient avec ses collègues masculins.
- Ayant exposé cela, je mesure que ce ne sont que des généralités. Et que nous travaillons dans l'exception, dans l'humain - toujours singulier. Dans la dimension du sujet. Chaque relation de coaching est différente. La dimension sexuée n'est qu'un paramètre parmi d'autres.
- Que l'on coache un homme ou une femme, l'objectif général du travail, et les moyens (écoute, questionnement, etc.) ne varient pas. Que l'on soit un coach ou une "coache". Il paraît qu'il y a une plus grande proportion de femmes dans la profession de coach. Si un lecteur a une étude là-dessus...
- De toute façon, le choix d'un coach homme ou femme revient au coaché. Ce qu'il met dans ce choix lui appartient. Cela impacte certainement la relation de coaching - au plan de l'inconscient et du transfert - mais ne relève pas du travail professionnel de coaching tel qu'il s'explicite dans le questionnement du coach.
- Je m'aperçois aussi que, si quelqu'un me demande conseil sur le choix d'un coach, je lui demande souvent s'il souhaite un coach homme ou femme. C'est une façon, sans doute, de le mettre au travail sur sa demande, et ce qui la sous-tend.
Bon. Je m'en tiens là - avec la conscience d'avoir à peine effleuré le sujet.
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