"Une jeune femme Chinoise qui travaille en France depuis quelques années s’étonne encore d’entendre ses collègues se plaindre si souvent de « ne pas avoir le temps ». C’est une attitude qui lui semble étrange. Chez elle, dit-elle, le temps ne se perd pas plus qu’il ne se gagne (encore que les choses évoluent, et que les Chinois aient tendance à se mettre au diapason de l’Occident). Ce qu’elle pointe est sans doute une obsession culturellement valorisée dans son pays d’adoption : tout ce qui survient d’inattendu ou d’imprévisible, tous les aléas qui sont de nature à repousser le moment de « finir » la tache en cours sont considérés comme du parasitage, de la « perte de temps ». Mais que sait-on de la valeur du temps qui passe, ou du temps qui est passé ? On aurait pu faire mieux ou autrement ? Mais qu’est-ce que « mieux » ? Qui sait si un moment d’inactivité n’était pas nécessaire pour permettre à telle situation de mûrir ou ne pas se précipiter dans une action prématurée compromettant l’avenir ?"
Extrait de "la Zen Attitude", éditions Dervy, 2006.
Le communiqué sur le livre [pdf]
Le livre sur Amazon
Tags : gestion du temps
