De mon apprentissage de joueur d'échecs m'est resté en tête ce précepte : la menace est plus forte que l'exécution.
Autrement dit, un adversaire soumis à une menace doit en anticiper la possible exécution et prendre des mesures préventives. Ce faisant, il consomme des ressources, de l'énergie, du temps. La possibilité déplaisante qui le surplombe complexifie ses prises de décision. A la longue, elle l'induit - trait humain - à surévaluer le risque, à se figer dans une attitude défensive.
L'intérêt de l'assaillant, dans cette logique d'un conflit à mort ("mat" en Persan) serait donc de différer l'exécution, tant qu'il tient l'autre dans cette posture. Il économise ainsi ses forces et peut préparer de nouvelles attaques.
Finalement, l'inverse de cette proposition n'est-elle pas également valable ? La promesse est plus forte que l'action. Les hommes politiques, fins stratèges, l'ont bien compris.
