Je rebondis sur une note d’Isabelle de Penfentenyo sur Blogosapiens, qui interroge avec justesse la question si importante des choix de vie, personnels et professionnels, et souligne les doutes intimes qui accompagnent le processus de décision :
La conviction d'avoir fait le bon choix nous permet quoi qu'il arrive de tirer le meilleur d'une situation, soit en profitant du résultat obtenu, soit en en tirant les apprentissages nécessaires.(...) Forts de cette compréhension, nous pouvons abandonner nos peurs d'avoir à choisir.
Les décisions nous appartiennent, individuellement : c’est la liberté inconditionnelle de l’être humain. Personne ne les prendra à votre place – ou sinon, craignez le pire. Si vous voulez le fond de ma pensée, je crois que l’on ne « prend » pas de décisions : ce sont les décisions qui nous prennent. Je veux dire par là que les décisions importantes, structurantes, surgissent à notre conscience de manière généralement inattendue, comme la résurgence d’une source enfouie. Elles procèdent de l’intuition. C’est-à-dire de l’apparition, en surface, d’un sens qui a longuement muri dans les couches inconscientes. L’avez-vous remarqué ? C’est toujours une libération de connaître l’un de ces moments, où les choses se mettent en place et, littéralement, « tombent sous le sens ».
Le coaching est donc un travail sur le sens qui cherche à favoriser (accélérer ? enrichir ? approfondir ?) ces processus de décision. Quels que soient les outils du coach, son école, son obédience, un travail se fait dans le registre de l’Inconscient. Dans le dispositif de coaching qui se met en place, il s’agit d’aider le client à faire jour au sens qui est le sien. De favoriser la communication profonde entre les différentes facettes de sa personnalité. C’est ainsi que peuvent se réaliser ces prises de conscience (insights) qui témoignent qu’une personne a franchi un palier. Qu’elle peut trouver une position plus harmonieuse dans son environnement. Et gagner en confort, donc en efficacité.
Quand nous sommes encombrés de questions inutiles, en proie au doute (sans parler de l’entourage qui, croyant bien faire, y rajoute avec des conseils, des « à ta place, je ferais ci et ça »), le coaching est le lieu pour analyser la situation, poursuivre le questionnement dont on sent qu’il n’est pas mené à son terme, et que l’on « manque quelque chose ». Il vise à éclairer nos motivations, dans ce qu’elles ont parfois d’obscur pour nous-mêmes ; à élucider une situation professionnelle, qui nous irrite ou nous échappe, mais dont on sent confusément qu’on y a notre part. On cherche, finalement… la bonne question : chacun sait qu’une question bien posée est le début de la solution (il se peut qu’elle soit la solution elle-même). Or le coach est censé poser beaucoup de questions. Il est même capable d’entendre des réponses à des questions qui n’ont pas été encore posées – mais qui n’attendent que ça.
Connaissez-vous ce sentiment de se trouver à une croisée des chemins ? Aucun panneau indicateur à l’horizon. Prendre à gauche ou à droite ? Quand les perspectives ne sont pas claires, que l’on n’arrive pas à choisir, que l’on se sent piégé dans une alternative, alors il est intéressant d’« ouvrir le champ des possibles », de réfléchir à de nouvelles options, de remettre notre pensée en mouvement pour imaginer des combinaisons inédites. C’est « la troisième voie ».
Et vous, quelle est la vôtre ?
