Un coach en pleine action ici.
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Un coach en pleine action ici.
Rédigé par Marc Traverson dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0)
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C'est le titre d'un livre du sociologue François Dupuy, dans la collection "La République des Idées" (Seuil), qui me paraît tomber à pic pour faire suite à un précédent fil de discussion sur la France dépressive -- et, par parenthèse, tout à fait indiqué à la situation de crise que connaît la société française.
J'en cite quelques lignes de la quatrième de couverture, en attendant d'y revenir plus longuement un jour prochain :
Les cadres passent pour les compétitifs de l'économie moderne, ceux à qui le capitalisme promet l'accomplissement et la réalisation de soi. Pourtant, ces hommes et ces femmes dont l'entreprise attend dévouement et solidarité, donnent aujourd'hui le sentiment de ne plus y croire. Ils ne s'identifient plus au aussi facilement au destin de leur société, cherchent à se dérober aux pressions de leur environnement, voire adhèrent aux critiques les plus frontales du nouvel ordre économique. Bref, ils commencent à "jouer contre", eux dont on croyait qu'ils joueraient toujours "avec". Le spectre d'une révolte des cadres", hier encore inimaginable, entre peu à peu dans l'ordre du pensable.
Qu'en pensez-vous ? Comment remédier à "la baisse tendancielle du taux de motivation" ? Les cadres sont-ils au bord de la rupture du contrat moral avec l'entreprise ?
Rédigé par Marc Traverson dans Actualité, Livres, Management | Lien permanent | Commentaires (3)
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Sursaut à la lecture du titre d'une brève dans l'Expansion : "Orange invente le coaching par SMS".
C'est vrai, ça. On en avait besoin. Heureusement que Orange et Psychologies magazine sont là pour "inventer l'avenir" et nous "coacher" à distance, via des envois de messages hautement ciblés. Qu'on en juge par la teneur desdits messages : « Aujourd’hui, osez tout simplement dire bonjour à un inconnu », « Ce midi au restaurant, osez refusez cette table qui ne vous plaît pas »... Osons !
Sans doute n'y a-t-il pas de quoi fouetter un chat. Après tout, c'est un petit jeu qui peut être amusant, je suppose - même si je trouve personnellement pathétique de répondre aux injonctions automatisés de son téléphone. Mais la suite vaut son pesant de cacahuètes. Comment ce "service" a-t-il été baptisé par ses concepteurs ? "Service d'accompagnement personnalisé du changement individuel". Oui, oui, vous avez bien lu. Le changement individuel, rien que ça. C'est simple comme un coup de fil. Même pas besoin d'un humain au bout. Une machine devrait suffire.
Il arrive que l'on atteigne un tel degré de fausseté dans l'utilisation des mots, sous couvert de "marketing", que l'emploi même de cette langue pervertie signe une forme spectaculaire de mépris pour la personne. Il y a quelque chose de totalitaire dans l'utilisation de ces termes : "Service d'accompagnement personnalisé du changement individuel", pour désigner ce qui n'est pas un service, n'est évidemment pas personnalisé, et représente la négation même de ce qu'est une relation humaine.
Ce petit fait est symptomatique de la "montée de l'insignifiance" qu'analysait Castoriadis. Je songe à une lecture de jeunesse, le prophétique 1984, d'Orwell. La novlangue est là. Nous baignons dedans. Notre confrontation quotidienne à ce flot subtil et envahissant impose plus que jamais la vigilance, l'exercice d'une liberté de penser et d'une créativité que l'on peut justement rencontrer dans un travail de réflexion accompagné. Mais jamais dans les entrailles d'un téléphone portable.
Rédigé par Marc Traverson dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (1)
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Une note pour répondre à la question de Laurent, qui intéresse tous les demandeurs d'emploi : "Comment aborder l'entretien de recrutement dans les meilleures conditions, c'est-à-dire d'égal à égal ?"
Comme toujours, sur les questions de comportement, il est hasardeux de généraliser. Nous avons tous notre tempérament, nos supposées "qualités" et nos prétendus "défauts". Or ce qui se passe dans une rencontre entre deux personnes relève d'une alchimie unique, y compris lors de cet exercice imposé que l'on appelle l'entretien d'embauche. Celui-ci aura beau être "formaté", contraint par une procédure qui peut être lourde, il y a toujours de la place pour la créativité et l'inattendu. La disponibilité d'esprit est donc la condition de la réussite.
A partir de mon expérience de coaching de chercheurs d'emploi et de cadres en évolution professionnelle, je voudrais proposer cinq conseils -- à discuter !
1 - Ne pensez pas à la place du recruteur
Il est impossible de connaître tous les critères du recruteur, les contraintes qui sont les siennes, les
contradictions qu'il porte. Dites-vous que vous ne pouvez pas savoir ce qui va déclencher son intérêt.
2 - Soyez "opérationnel"
On suggère parfois au demandeur de se comporter dans l'entretien de recrutement comme au premier jour de son entrée dans l'entreprise. C'est une idée intéressante, qui peut aider à se mettre en phase avec son interlocuteur, d'une manière concrète. Attention cependant : cela ne marche pas si votre interlocuteur est un intermédiaire (cabinet de recrutement, par exemple).
3 - Ne cherchez pas à être un "bon élève"
C'est un mauvais calcul d'adopter une attitude passive, type béni oui-oui, si ce n'est pas votre caractère. Tout simplement parce que ce n'est pas nécessairement celle qui déclenchera l'intérêt de l'interlocuteur (voir principe 1)
4 - Pensez que "vous achetez" un poste
C'est une technique simple pour réduire un peu l'asymétrie des positions.
Pour se sortir du pénible sentiment d'être seulement demandeur, et d'être à la merci de l'autre, il est intéressant de vous positionner comme un "acheteur". Vous aussi vous avez vos critères. Vous aussi vous devez vérifier que le contenu du poste correspond à ce qui est dit dans l'annonce. Soyez curieux. L'entretien de recrutement est le bon moment pour demander de l'information, des précisions sur le poste, son environnement, l'organigramme, etc. Ainsi vous serez plus impliqué, plus actif pendant le dialogue.
5 - Préparez sans tricher ... et oubliez les échecs
Pour n'avoir aucun regret, préparez votre intervention. Sans essayer de maquiller les choses : vous seriez mal à l'aise. Toute la difficulté, dans un entretien de recrutement, est de conserver son naturel, en dépit de l'enjeu qui s'attache, parfois, à la situation. Soyez un bon avocat de vous-même. Chaussez des lunettes roses pour considérer votre parcours et vos capacités avec bienveillance. Faites confiance à votre capacité d'apprendre pour vous hausser à la hauteur du poste. La confiance est contagieuse. Elle sera votre meilleure alliée.
Et si ca ne passe pas, ne vous désolez pas, et surtout ne prenez pas un refus pour un rejet de votre personne. Ce n'était pas le bon poste, voilà tout.
J'ajouterai, pour conclure, que quelques séances de coaching individuel, ou au sein d'un groupe, peuvent permettre de mieux gérer ce type d'événement, pour faire en sorte de mettre le maximum de chances de son côté. Si vous souhaitez être accompagné dans votre démarche, me contacter directement.
La petite vignette d'illustration vient d'ici
Rédigé par Marc Traverson dans Coaching, Communication, Ressources Humaines | Lien permanent | Commentaires (5)
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Psychologies Magazine, le succès de Jean-Louis Servan-Schreiber, a lancé une offre de blogs ...
Rédigé par Marc Traverson dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2)
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Pêché sur le désespérant despair.com ...
Rédigé par Marc Traverson dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0)
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Pour vous signaler le blog de Menemani qui s'interroge sur la tendance apparemment très répandue en France de "cracher dans la soupe" et de toujours voir le verre à moitié vide. (J'ai découvert ce blog via l'incontournable Loïc le Meur). J'ai laissé un petit commentaire à ce sujet :
Est-ce que les Francais sont un "peuple dépressif"? Est-ce structurel ou s'agit-il d'un mauvais moment dans l'histoire de ce pays ? La passion avec laquelle ils s'interrogent et dissertent sur leurs insuffisances démontre peut-être qu'au fond, ils ont une haute image d'eux-mêmes, mais que cette image ne correspond plus du tout à la réalité des choses. Comment se remettre en mouvement, comment ouvrir les fenêtres pour faire passer un vent de créativité dans une société morose? En multipliant les espaces de dialogue et de liberté. Les blogs y participent, me semble-t-il.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
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C'est celui de Lionel, qui contient beaucoup de choses intéressantes sur le management. Je n'ai pas encore fini d'explorer et je compte bien y retourner...
Rédigé par Marc Traverson dans Management | Lien permanent | Commentaires (1)
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C'est une question fréquente. Une réponse simple serait : "A tout le monde !"
Le coaching s’adresse à toute personne qui se sent responsable de sa propre évolution et veut se donner les moyens d'exprimer au mieux son potentiel, en accord avec ses motivations profondes. C’est le moment où l’on souhaite à la fois prendre du recul et agir avec puissance, faire des choix en adoptant l’attitude juste. Mettre un peu d'intelligence et de réflexion dans nos vies, pour gagner en confort et en force d'expression.
Les personnes ayant recours à une démarche de coaching proviennent d'ailleurs d’horizons très variés :
Au fond, la démarche de coaching est adaptée quel que soit le contexte personnel et professionnel et le secteur d’activité – pourvu que la personne concernée ait fait le choix d’investir dans son propre développement personnel ou professionnel, à un moment donné de sa vie.
... Plus d'information sur mon offre de coaching sur Troisième Voie.
Rédigé par Marc Traverson | Lien permanent | Commentaires (0)
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Je dois beaucoup à François Jullien : son Traité de l'Efficacité (Grasset, 1996) m'a ouvert des horizons. Je me souviens l'avoir lu pendant un voyage en train. Entre le départ et l'arrivée, cette lecture a révolutionné ma vision de la stratégie. Je recommande à quiconque s'intéresse au management, à la question du pouvoir et de sa conquête, à la politique au sens noble, de le lire.
Philosophe et sinologue, Jullien est un drôle d'oiseau qui fait des aller-retours entre deux mondes, l'Occident et la Chine. Il éclaire nos modes de pensée à la lumière des vieux maîtres chinois. Et nous montre combien nous pouvons élargir, enrichir, notre vision du monde par une exploration opiniâtre de ce qui nous est le plus étrange dans une autre culture.
Toute l'oeuvre de Jullien est un éloge du métissage. Il y a beaucoup de bénéfice à interroger une pensée radicalement différente de la nôtre. Et même : plus elle est loin de nous, plus nous en tirons d'enseignement pour notre propre vie.
La pensée chinoise taoïste est une pensée du processus. C'est en cela qu'elle m'a beaucoup apporté dans la pratique du coaching. Elle est éminemment concrète, pragmatique, marquée par la recherche d'une efficacité qui culmine dans certains traités de stratégie (L'Art de la Guerre, de Sun Tzu, par exemple).
Elle valorise en particulier notre capacité à nous mettre naturellement en harmonie avec le contexte, les circonstances du moment. Ici et maintenant. Ni dogme, ni vision mécanique de l'action.
C'est aussi une pensée en lien avec la nature. Notre développement personnel est un processus lent, comme la croissance d'une plante ou d'un arbre. Comme il ne servirait à rien de tirer la plante vers la haut pour la faire grandir, nous ne pouvons forcer les choses. Comment faire pour développer et réaliser notre potentiel ? La réponse des maîtres chinois est forte: il faut "nourrir sa vie". C'est le titre du dernier livre de Jullien, dans lequel il explore le sens de cette formule qui apparaît dans plusieurs textes anciens. Il revisite ainsi les idées-force que l'on retrouve dans toutes son oeuvre. Eloge de la souplesse et de la capacité à demeurer évolutif. Capacité à faire le vide en soi, pour se couler dans "le cours naturel des choses". Sens de la durée, de la patience. Importance du corps et de l'équilibre intérieur (notion de souffle-énergie).
"Nourrir sa vie" est sans doute un bon livre pour s'initier à la pensée de Jullien, apprendre à se
laisser bercer par le rythme de ses longues phrases. Jullien approche la pensée chinoise par cercles concentriques. Se défiant des mots (les nôtres), qui peinent à exprimer une pensée autre, il s'efforce de cerner le sens qui s'échappe. De temps en temps surgit un éclair. Quelqu'un disait que tous les grands livres sont libérateurs. L'oeuvre de Jullien a cette vertu, la plus haute.
Le portrait de Jullien a été pris sur le site de la bibliothèque de Toulouse.
Rédigé par Marc Traverson | Lien permanent | Commentaires (3)
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