Un dossier sur le coaching individuel trouvé sur un site canadien sur recommandation de Pascale Cotton, une collègue suisse de Genève, que je salue à cette occasion.
Un petit extrait :
Ni psychologues, ni thérapeutes, ni conseillers en orientation, les coachs personnels ont pourtant la cote depuis quelques années. Et ils interviennent dans des contextes très variés. Mode passagère ou tendance lourde?
Une chose m'a plu : le dossier est inscrit dans la rubrique "art de vivre". Oui, le coaching est bien un moyen à notre disposition pour affiner notre art de vivre, de communiquer et de travailler. Pourquoi pas ?
Il m'a semblé aussi - je ne l'ai pas encore lu in extenso - que ce dossier était bien documenté. Mieux, je le crains, qu'un certain nombre de papiers vus ces derniers mois dans la presse française... Lorsque l'on est "expert" dans un sujet (et que l'on en a une vision "verticale"), on a parfois l'impression que les journalistes rédigent toujours le même article. Ce qui 'est une tendance naturelle : les journalistes sont, eux, pour la plupart, des généralistes, et ne peuvent souvent qu'effleurer un sujet et brosser un paysage à grands traits (leur vision est plus "horizontale").
N'empêche que, depuis toujours, le panurgisme est la maladie chronique des médias. Je pense à ce que me disait récemment un de mes anciens collègues du Point, François Dufay, qui y anime la rubrique Politique. La pression de la productivité s'accroît, aussi, dans la presse écrite. Les journalistes doivent écrire plus, et plus souvent. Les rédacteurs en chef oublient-ils que, pour faire une enquête originale et honnête, il faut du temps ?
Finalement, je me dis que j'ai eu la chance d'exercer le journalisme dans une période (1990-1997) où nous avions encore le temps de fouiller nos sujets, sans trop de pression. Ce qui ne m'a évidemment pas empêché d'écrire un certain nombre de bêtises ! Le journalisme est une science inexacte... et la vérité tellement insaisissable. Comme l'écrit Gao Xingjian : "la vérité est comme un petit oiseau, dans la main, il meurt."
