La personnalité du manager, ses propres croyances et représentations, déterminent la façon dont il aborde cet aspect crucial de sa mission. Derrière le souci du contrôle, il y a souvent la peur de laisser quelque chose nous échapper : et si l’autre n’en faisait qu’à sa tête ? Et s’il faisait de travers ? Et s’il commettait des fautes dont nous devrions, au bout du compte, assumer la responsabilité ? Peut-on vraiment lui faire confiance ?
Un fort besoin de sécurité déclenche ainsi une lutte contre un risque de débordement. Dans les cas extrêmes, certains se débrouillent pour ôter à nos subordonnés toute liberté d’agir, au risque de brider leur créativité et d'appauvrir l'intelligence du collectif. Et comme la vérification, le contrôle et les corrections permanentes sont une tâche épuisante, le manager en vient à soupirer : « J’aurais aussi vite fait de le faire moi-même ». Mais est-ce si sûr ?
