
De mon expérience, beaucoup de managers et de dirigeants ne vont pas assez loin dans l'analyse des situations qu'ils rencontrent. Ce manque de réflexion occasionne une perte de temps et d'efficacité, et peut avoir des conséquences très dommageables pour eux et leur entreprise en entraînant des décisions inappropriées. Or une réflexion bien conduite débouche toujours sur une action facilitée.
Je voudrais illustrer cela par un exemple qui me frappe beaucoup : le manque d'analyse des situations dans lesquelles existe un rapport de forces (il y en a potentiellement beaucoup!).
Une vision claire des enjeux
Bien sûr, l'objectif de la plupart d'entre nous est d'établir les conditions de la meilleure coopération possible avec ses collaborateurs, sa hiérarchie, ses clients, ses partenaires, etc. Mais vous n'échapperez pas, cependant, à la nécessité d'avoir une vision claire de tous les enjeux, fussent-ils peu apparents ou cachés.
Voici quelques symptômes qui peuvent laisser penser que vous n'avez pas suffisamment étudié les forces en présence :
- vous allez au combat en vous disant que vous n'avez aucune chance
- vous pensez que l'autre vous en veut personnellement, et qu'un accord est donc impossible
- vous n'avez pas listé tous les acteurs, directs et indirects, de la situation qui vous préoccupe
- vous manquez de confiance devant le risque d'un affrontement
- vous n'avez pas pensé à rassembler vos alliés et votre camp avant de vous aventurer sur un terrain difficile
Je vais vous faire une confidence : nous ne vivons pas au pays des Bisounours. Cela signifie que des enjeux financiers, des enjeux de pouvoir et de territoire, des enjeux personnels, des enjeu d'ego aussi, structurent les situations que nous rencontrons. Des personnes peuvent s'opposer à l'avancée de nos projets, voire chercher à nous évincer. Pourquoi faudrait-il jeter là-dessus un voile pudique : les humains, que l'on sache, n'ont jamais fonctionné autrement !
Refuser de prendre en compte la dimension potentiellement conflictuelle, les désaccords, les rivalités, les divergences d'intérêt, les questions de pouvoir ou les inimitiés, c'est prendre le risque de subir les situations.
Préparer la guerre
Si vis pacem para bellum, disent les latinistes. Qui veux la paix doit préparer la guerre. Autrement dit, même – et surtout – si vous n'avez pas de goût pour le conflit et n'êtes pas à l'aise dans le rapport de forces, vous devez, pour aborder avec confort et tranquillité toute confrontation, avoir soigneusement analysé la situation qui se présente sous cet angle – le fameux "combien de divisions ?"
Parfois je demande à mon client de se mettre au paperboard et de dessiner la situation qui le préoccupe. Il peut s'agir d'une négociation, d'enjeux à l'intérieur de l'équipe ou de l'entreprise, de divergences avec un associé ou son comité de direction. Peu importe. Dans cette méthode, l'important est de prendre conscience de tous les facteurs qui influent à un moment donné. Et de pouvoir analyser le rapport des forces en présence, d'où découle la stratégie concrète - plutôt que de s'en remettre à "l'intuition", qui n'est souvent que le paravent d'une impréparation qui nous placera en position de faiblesse face à toute manœuvre de déstabilisation.
Heureuse surprise
Cette analyse réserve en général à ceux qui la mènent avec leur coach une heureuse surprise : ils réalisent tout à coup qu'ils disposent de ressources inattendues, d'options surprenantes alors qu'ils croyaient l'affaire perdue. "Je n'avais pas vues les choses sous cet angle-là", est la phrase que j'entends presque toujours, accompagnée d'un grand sourire, quand au terme de ce travail la vision s'est éclaircie et que l'action à mener apparaît toute naturelle. Car le propre d'une analyse approfondie est de dessiner clairement le chemin à suivre pour jouer nos atouts avec à propos et tirer le meilleur parti des circonstances.
NB : je prévois au mois de juin, à Paris, d'organiser une session légère de coaching de groupe (pas plus de 4 ou 5 participants, ½ journée) sur cette question des rapports de forces, pour étudier ensemble les situations apportées par les participants et donner les principaux outils. Si cette session peut vous intéresser, faites-le moi savoir.
La décision vous appartient. Personne ne la prendra à votre
place – ou sinon, craignez le pire !
Si vous voulez le fond de ma pensée, je crois que l’on ne « prend » pas de décisions : ce sont les décisions qui nous prennent. Je veux dire par là que les décisions importantes, structurantes, surgissent à notre conscience de manière généralement inattendue, comme la résurgence d’une source enfouie. Elles procèdent de l’intuition. C’est-à-dire de l’apparition, en surface, d’un sens qui a longuement muri dans les couches inconscientes. C’est toujours une libération de connaître l’un de ces moments où les choses se mettent en place et, littéralement, « tombent sous le sens ».
Le coaching est donc un travail sur le sens qui cherche à favoriser (accélérer ? enrichir ? approfondir ?) les processus de décision du manager ou du dirigeant. Le dispositif de coaching vise à aider le client à faire jour au sens qui est le sien. A favoriser, pour cela, la communication entre les différentes facettes de sa personnalité - à éclairer aussi nos contradictions. Ainsi surviennent ces prises de conscience qui témoignent que l'on a franchi un palier. Que l'on peut adopter une position plus juste, harmonieuse, dans notre environnement. Et gagner en confort, donc en efficacité.
Quand nous sommes encombrés de questions inutiles (sans parler de l’entourage qui, croyant bien faire, y rajoute avec des conseils, des « à ta place, je ferais ci et ça »), le coaching est le lieu pour analyser la situation, poursuivre le questionnement dont on sent qu’il n’est pas mené à son terme, et que l’on « manque quelque chose ». Il vise à éclairer nos motivations, dans ce qu’elles ont parfois d’obscur pour nous-mêmes ; à élucider une situation professionnelle, qui nous irrite ou nous échappe, mais dont on sent confusément qu’on y a notre part. On cherche, finalement… la bonne question : chacun sait qu’une question bien posée est le début de la solution (il se peut qu’elle soit la solution elle-même). Un coach est censé poser beaucoup de questions. Parfois, de sa place, il entend des réponses à des questions qui n’ont pas été encore posées – mais qui n’attendent que ça.
Connaissez-vous ce sentiment de se trouver à une croisée des chemins ? Aucun panneau indicateur à l’horizon. Prendre à gauche ou à droite ? Quand les perspectives ne sont pas claires, que l’on n’arrive pas à choisir, que l’on se sent piégé dans une alternative, alors il est intéressant d’« ouvrir le champ des possibles », de réfléchir à de nouvelles options, de remettre notre pensée en mouvement pour imaginer des combinaisons inédites. C’est « la troisième voie ».
Et vous, quelle est la vôtre ?
NB: une première version de cette note a été publiée en mars 2006
Crédit image : Grit Boehme
Quelques vers pour saluer Aimé Césaire, sa poésie tellurique qu'on a immanquablement envie de déclamer tant ses mots scandent comme des percussions...
à même le fleuve de sang de terre
à même le sang de soleil brisé
à même le sang d'un cent de clous de soleil
à même le sang du suicide des bêtes à feu
à même le sang de cendre le sang de sel le sang
des sangs d'amour
à même le sang incendié d'oiseau feu
hérons et faucons
montez et brûlez
Et voici quelques alexandrins, une rareté sous sa plume, dénichés dans Soleil cou coupé:
Je suis un souvenir qui n'atteint pas le seuil
et erre dans les limbes où le reflet d'absinthe
quand le coeur de la nuit souffle par ses évents
bouge l'étoile tombée où nous nous contemplons

Sans doute pas une "nécessité" ! Mais à coup sûr une option à considérer.
Il s'agit certainement de l'outil le plus souple et le plus performant pour les directeurs et responsables des Ressources Humaines, dans les grands comptes comme dans les PME, pour professionnaliser le management. Ce qui explique son développement rapide (quoique pas toujours maîtrisé).
En effet, le coaching permet d'adresser les questions de management avec une grande précision.
J'interviens aujourd'hui dans des organisations variées, aussi bien dans des entreprises (ESSEC MBA, Express Expansion, Delphi Systems, etc.) que dans le secteur parapublic (Direction de l'ANPE) ou les collectivités terroitoriales (Conseil Général des Hauts-de-Seine). En direct ou en partenariat avec le cabinet acteüs.
N'hésitez pas à me contacter pour discuter vos problématiques de management et voir ensemble comment le coaching, personnel ou d'équipe, pourra être un bénéfice pour votre organisation.
En coaching, aussi bien qu'en thérapie, il y a bien des enjeux qui se nouent (et jouent) lors de la première rencontre, qui donnent une intensité spéciale à ce moment, et qui font qu'on en garde généralement un souvenir précis, même longtemps après. Si j'osais, c'est quelque chose qui a à voir avec un rendez-vous amoureux. Ne vous méprenez pas : je file la métaphore. Puisqu'au fond il s'agit de savoir si l'on peut s'accorder. Et cela, c'est une alchimie d'une subtilité qui échappe largement à la conscience, si exercée soit-elle à repérer ce qui se joue dans l'espace de la relation.
Les coachs comme les psys sont (en principe) des professionnels de l'accordage. Ils ont l'œil, l'oreille, le cœur et le corps exercés à saisir ce qui discorde et ce qui rapproche, les petites vibrations, le sens qui circule sous les mots et le geste. Mais ils sont comme tout le monde : ils se trompent parfois, ou n'y comprennent rien.
Prendre rendez-vous pour travailler dans un registre de l'intime (comme tout travail en face-à-face), c'est prendre le risque de ne pas s'accorder. Risque pour le coach : ne pas être choisi comme coach par ce client-là. Enjeu économique (mes fins de mois), enjeu narcissique (suis-je nul ?), enjeu professionnel (qu'est-ce que j'ai raté ?); coup de canif dans son désir d'être l'opérateur d'un changement. Risque pour le client : un coup d'épée dans l'eau, répéter quelque chose qui ne marche pas, repartir avec plus de doute sur ce qu'est sa juste place.
Pour le coach qui débute, les enjeux de légitimité sont exacerbés. On a peur d'oublier quelque chose, on se focalise sur le cadre, on a besoin de certitudes et de sécurité. Et qu'on l'aime, ce client qui a fait appel à nous, et, par sa présence et sa demande, nous légitime dans ce métier impossible que l'on a voulu exercer!
Que ce premier moment soit source éventuelle d'inquiétude - de part et d'autre, au demeurant – n'a rien de surprenant, ou c'est qu'il n'y aurait guère de place pour l'inattendu, que les choses seraient jouées d'avance. Ce serait le contraire d'une relation ouverte au changement.
En écrivant ce papier, pourtant, je m'aperçois qu'au fil du temps je m'en suis largement délesté au profit de la pure curiosité. Laisser advenir. Voir ce qui se passe. Entendre en soi la petite musique du transfert. Parfois cela ne joue pas : pas ou peu d'harmonie, rendez-vous sans lendemain, on n'était pas la bonne personne, ou ce n'était pas le bon moment, ou bien il n'y avait pas de motivation sérieuse. Le client attend quelque chose de trop précis, ce qu'on lui offre (un cadre, un dispositif de travail) lui semble trop vague, ou différent de ce qu'il avait imaginé, ou vertigineux. On apprend à ne pas avoir de regret. On apprend.
Parfois, c'est le contraire ; on se reconnaît, et l'on devine très vite qu'à la condition d'y insister un peu, de s'y engager, la relation sera fructueuse, constructive, que l'on pourra s'y appuyer pour déployer de nouveaux possibles dans le plaisir de l'échange.
J'ai le souvenir précis d'un premier rendez-vous avec un analyste qui est, depuis, devenu un maître. C'était une période difficile, douloureuse. Après une heure de discussion, je suis ressorti de son bureau sur un petit nuage. Il ne s'était rien passé d'extraordinaire, je m'étais assis et nous avions parlé. Et pourtant ma perception du monde en avait été changé. Au retour, dans les couloirs du métro, tout me parut à la fois plus grand et plus précis, les visages des voyageurs semblaient vivants, éclairés. Mystère de la relation. J'étais arrivé quelque part, et j'y étais à ma place.
Que celui ou celle qui n'a jamais eu à se défendre d'un sentiment de culpabilité me jette la première pierre !
C'est à un fort intéressant voyage dans les méandres des relations de culpabilisation que nous invite le psychanalyste et thérapeute familial Robert Neuburger. Son petit essai, qui donne une large place à la clinique, est fort bien conçu. Ce n'est pas une indigeste somme universitaire, non plus qu'un tissu de lieux communs et de poncifs mis bout à bout, comme il arrive lorsque les éditeurs publient à la chaîne des livres de développement personnel insipides, en faisant fi de la qualité des textes.
On peut juger de l'actualité de son projet à cette propension, aujourd'hui, à toujours se défendre en endossant le statut de la victime. Si je suis victime, c'est que l'autre est coupable, donc méchant, n'est-ce pas ? La dialectique de la culpabilité est redoutable, multiforme, sans arrêt réversible. La victime pourrait bien se révéler bourreau, si l'on y regardait de près. Et vice-versa. Et d'ailleurs l'un des outils les plus simples, en coaching, pour faire prendre conscience de certains effets systémiques n'est-il pas le célèbre triangle dramatique, persécuteur-victime-sauveur ? Une affaire qui tourne rond, et même souvent en rond. Et qui peut causer des dégâts, en même temps qu'un immobilisme frustrant, ou de véritables escalades mimétiques. Savoir le repérer et s'en extraire est toujours un grand pas en avant vers des relations plus saines.
Bien sûr, en choisissant cet angle de vue, le risque serait d'envisager tout conflit, désaccord ou tentative d'influence et de manipulation comme une forme de culpabilisation. C'est une grille de lecture qui a ses limites, mais qui opère parfaitement dans ce texte court et bien écrit, que l'on peut recommander. Parce qu'à bien y réfléchir, un grand nombre de nos interactions sont marquées par le recours, conscient ou inconscient, aux différents registres de la culpabilisation, le plus souvent structurés dans l'enfance. Il est intéressant d'en prendre conscience, première étape vers la libération et une affirmation tranquille de soi.
Sans doute avez-vous eu l'occasion de vous plier à l'exercice de la "recommandation d'affaire" ?
Sur les réseaux viadeo, LinkedIn, Naymz, etc. il est possible de solliciter des "avis favorables" de la part de clients, anciens collègues et autres relations professionnelles. On les trouve en général à la fin du profil de la personne. Cela donne souvent des notules dythirambiques et convenues – c'est la loi du genre, le côté Livre d'Or. Je ne sais pas trop si ces écrits sont véritablement consultés, mais ils sont au moins la preuve que l'impétrant se préoccupe de son marketing personnel, fait des efforts pour se montrer sous son meilleur jour, et dispose d'un réseau prêt à faire son éloge.
Le Monde rapporte, dans un portrait de Denis Olivennes, le coup de téléphone que Simon Nora donna à Christian Blanc, alors patron d'Air France, pour recommander son ami : "Je connais un jeune garçon que j'aurais volontiers enrôlé avec moi dans le maquis, prends-le." Voilà une recommandation qui a de la gueule!
Une note pour signaler le blog de Marie Muzard - Marie s'est récemment lancée dans l'aventure, après une journée de formation au marketing personnel, je le signale au passage :)
Marie est experte en communication de crise et aussi, qui n'a rien à voir (quoique...) de primatologie. L'étude des comportements, voilà une thématique inter espèces ! J'avais signalé son livre sur les singes managers qui nous dirigent. Maintenant vous pouvez suivre ses analyses très pointues des situations de crise chez Auchan, Total ou la Société Générale, mais aussi une note instructive sur les rituels amoureux. L'utile n'interdit pas l'agréable. Quand la communication est une science (presque) exacte...
J'observe avec beaucoup de curiosité ce qui se passe au Parti Socialiste, et qui paraît un bon modèle pour s'interroger sur les notions de cohésion, d'efficacité et de leadership dans un groupe politique.
La question posée, à longueur d'interviews dans les journaux, par les différents leaders socialistes, est celle-ci :
leur Parti doit-il d'abord choisir un leader puis s'atteler à construire un programme de gouvernement,
ou bien...
faut-il au contraire commencer par structurer une ligne politique, un corpus idéologique renouvelé, avant de décider qui en fera la promotion devant les électeurs ?
La poule et l'oeuf
C'est une question sidérante. Comme celle de la poule et de l'œuf.
Mais elle est d'un grand secours pour le PS.
- Tant qu'elle reste posée, elle permet de ne pas discuter frontalement des idées (social-démocratie ou gauche à l'ancienne) ni de s'écharper sur le choix d'un leader.
- Elle installe tout le monde dans la configuration OK Corral : celui qui dégaine le premier est mort. Bref, elle gèle la situation interne, et écarte pour un moment le risque – réel – d'éclatement entre plusieurs fractions aux positions irréconciliables.
C'est un peu comme de placer un accidenté grave en coma artificiel. Ca ne le soigne pas, mais ca permet de se donner un peu de temps en espérant que les choses s'améliorent.
On se souvient que lors de l'élection présidentielle, le PS avait fait le choix suivant : le programme d'abord, le leader ensuite. On a vu ce qui s'en est ensuivit. Ségolène Royal s'est trouvée lestée d'un programme inepte, laborieux compromis a minima entre les différents courants. Autant se présenter pour le cent mètres nage libre avec un boulet attaché au pied. Elle coula.
Les électeurs, dans une compétition de ce genre, font leur choix en fonction:
1) des idées qu'un candidat exprime dans ses discours et ses écrits,
2) de sa "personnalité" et de ce qu'ils perçoivent de ses compétences, de son tempérament,
3) de sa capacité à rassembler son camp, c'est-à-dire à réduire les voix discordantes, et à cimenter la cohésion de ses troupes.
De ce point de vue, en 2007, l'avantage de Nicolas Sarkozy était énorme : leader incontesté de son camp, à la tête d'une équipe en ordre de marche, martelant un message parfaitement calibré. (Remarquons au passage que la Ve République promeut un mode de leadership passablement archaïque, celui d'un homme qui concentre tous les pouvoirs, alors qu'à mon avis notre société aurait aujourd'hui un besoin criant de responsabilisation collective et de co-construction.)
L'ordre des priorités
Pour le PS, se questionner de nouveau sur l'ordre des priorités (leader ou programme ?) montre bien que, un an après l'échec retentissant de Ségolène Royal, les cadres du Parti proposent de faire toujours plus du même. Et de mettre sur orbite un prochain échec en 2012. Bel exemple de fonctionnement névrotique, c'est-à-dire une répétition mortifère de ce qui ne fonctionne pas.
En plus de geler la situation, la question qui tue fonctionne aussi comme leurre. Car tout le monde explique, bien sûr, que ce sont les idées qui comptent, le Programme. Les "questions de personne" ? bouh, que c'est vilain. Les idées, en revanche, c'est noble ! Mais les idées ne sont rien si elles ne sont pas incarnées par des hommes et des femmes organisés.
Bref, y penser toujours, n'en parler jamais : la question du leadership, c'est-à-dire de la personne capable de fédérer les énergies pour conquérir le pouvoir, n'est jamais posée au grand jour.
Guerre froide
Au fond, la situation pour le PS est très difficile. Car un leader émerge toujours d'une dynamique. C'est dans l'action, à la manœuvre, que l'on décèle le capitaine, celui auquel on peut confier le choix d'un cap. Lorsque la situation semble tellement tendue que celui qui bouge devient immédiatement une cible, un groupe devient le fossoyeur de sa propre énergie, et détruit toutes les initiatives. C'est une guerre froide qui ne dit pas son nom.
Il faudra aux acteurs de la pièce trouver les moyens de remettre du mouvement, et de redistribuer les cartes – voire d'acter une séparation – afin de sortir du bourbier dans lequel ils sont enlisés, et qui n'est bon pour personne dans un régime bipolaire.
La suite ici
J'ai trouvé ce néologisme sous la plume de Robert Scoble, alias Scobleizer, une star dans son genre (son blog est l'un des plus visités au monde). C'est amusant, parce que le mot fonctionne presque aussi bien en français. Peu importe d'ailleurs ce dont il est question dans son billet, et qui n'a pas grand chose à voir avec ce qu'il m'inspire. La changeosphère, c'est par exemple l'accélération permanente de la sortie des nouveautés technologiques. Tous ces outils de communication (l'oscar de la plus forte croissance du moment revient à friendfeed) ne vont-ils pas finir par nous faire tourner en bourrique ? Peut-on se passer de créer un profil Facebook ou de tenir un blog si l'on a besoin d'élargir le cercle de ses relations professionnelles ? Et demain, quoi encore ? car le nouveau d'aujourd'hui est le ringard de demain, ou même de ce soir.
On peut être fasciné, et je le suis souvent, par l'ingéniosité dont font preuve les développeurs et les créateurs de nouvelles plate-forme de communication. On peut s'interroger sur cet éternel dilemme, lorsque l'on parle de technologies : la poule ou l'oeuf. Est-ce le nouvel outil qui façonne de nouvelles façons de communiquer ? Ou bien faut-il créditer leurs inventeurs d'avoir su "capturer" des pratiques sociales émergentes, quelque chose qui était dans l'air, pour les cristalliser dans un logiciel ? Le développement des relations en réseau, est-ce une conséquence de la création d'Internet, ou bien Internet a-t-il surgi justement parce que des informaticiens, influencés par de nouveaux usages sociaux et la contestation des hiérarchies traditionnelles en vogue dans les années soixante-dix, ont été conduits à imaginer un maillage dont chaque noeud pouvait potentiellement devenir un centre ?
Les outils informatiques qui supportent aujourd'hui une partie de nos interactions sont la preuve d'un foisonnement d'intelligence, d'une ébullition stimulante, du dynamisme des entrepreneurs à la recherche de la "killer app". Mais on pourrait aussi, j'en conviens, rester devant cela fascinés comme Mowgli par le serpent Kaa. L'essentiel demeure la relation entre les humains que nous sommes. Que des outils nous aident à nous rapprocher, à nous rencontrer, à identifier des personnes avec lesquelles nous avons des points communs, et que nous n'aurions pu rencontrer autrement, c'est un fait. Mais les machines nous serviraient seulement d'alibi si nous devions nous en servir pour mettre en écran entre nous et le monde. Si une image de soi trop lisse et polie devait remplacer le seul facteur réel de changement : la confrontation avec l'autre, les autres. L'altérité, tel est le vrai moteur d'un changement qui ne serait pas que de façade.
C'est un plaisir de voir que les petits déjeuners de réseautage et d'échange autour de la "marque personnelle", que j'organise avec Thierry do Espirito, rencontrent l'intérêt d'un plus grand nombre de professionnels. C'est en tout cas le constat que nous faisons après cette deuxième édition, qui a réuni une quarantaine de participants, ce vendredi. Je voudrais les remercier ici pour leur présence et leur fidélité.
Il est vrai que nous sommes tous, d'une manière ou d'une autre, concernés par ces questions : identité et profils professionnels ; utilisation des réseaux sociaux, des blogs, de l'email pour se faire connaître auprès de "clients" et partenaires potentiels ; bonnes pratiques de réseautage, etc. L'individualisation des pratiques professionnelles est un mouvement de fond. On a parfois quelque scrupule à faire connaître son savoir-faire et ses compétences au-delà d'un cercle restreint de personnes qui nous connaissent bien. C'est sans doute le défi de la communication personnelle. Ne passons pas à côté de la chance que nous avons aujourd'hui de disposer d'outils qui nous permettent d'engager des discussions avec des internautes de passage, sur des sujets légers ou non, autour de nos centres d'intérêt, et de nouer des relations professionnelles et amicales…
Mon ami Frédéric Duval, créateur du concours annuel des meilleurs vœux des collectivités territoriales, était avec nous vendredi, et nous a adressé ses notes prises lors des débats. J'en partage avec vous quelques extraits à méditer :
- Le marketing personnel consiste à inverser le flux de communication pour passer de « taper dans le dur » à « être souvent sollicité ».
- Pour vraiment travailler dans la durée sa relation sur les réseaux sociaux, il faut passer du virtuel au réel et matérialiser ce lien par des rencontres régulières.
- La « bonne relation » enrichissante et utile vient souvent de là où on ne l'attend pas. Chaque rencontre, chaque début de relation doit pouvoir avoir sa chance. Parce que l'on n'est jamais vraiment à l'abri d'un succès !
Voilà en particulier qui rejoint le principe des liens faibles : élargir son cercle de connaissances, oser aller à la rencontre de ceux qui partagent nos centres d'intérêts, demander conseil d'une manière ouverte et sans a priori. Le mot important, dans tout cela, est toujours le même : "rencontre". Car ce sont toujours les autres qui nous aident à changer, à évoluer et à découvrir nos ressources inattendues.
A bientôt donc pour un prochain Café des Victoires, et au plaisir de vous y retrouver…
Je remercie les lecteurs qui ont apporté des remarques et témoignages très intéressants sur ma note à propos de la gestion du temps. Et justement, une grande partie du temps des managers et dirigeants, en particulier dans les grandes organisations, consiste à… lire et écrire des emails.
Sans doute peut-on remercier Internet d'avoir redonné le goût de la forme épistolaire ! Mais paradoxalement, la puissance de l'email se retourne parfois contre son principal avantage, qui est de rendre la communication écrite plus rapide et efficace.
Messages illisibles ou interminables, inondations des boîtes de réception, copies multiples, objets incompréhensibles, pièces jointes en indigestes rafales... Pour ne pas fâcher, je ne dis rien de l'orthographe. Quand au spam, les systèmes de filtre en ont heureusement eu raison (si vous avez un souci de ce côté, ouvrez un compte gmail et découvrez le bonheur).
Des interventions que j'ai eu à faire sur l'usage du mail dans les entreprises, j'ai extrait quelques rappels pour "muscler votre communication personnelle". (Et comme toutes les règles, bien sûr, elles sont faites pour être enfreintes.)
La première chose que le destinaire a besoin de comprendre, c'est ce que vous attendez de lui. Alors n'attendez pas 30 lignes pour lui dire que vous voulez le rencontrer. Mettez en objet ou dans la première ligne, après la formule de politesse : "je souhaite vous rencontrer", et développez ensuite pourquoi vous pensez que c'est nécessaire.
Par expérience, nous avons naturellement tendance à mettre l'important à la fin. La bonne pratique consiste, après l'avoir identifié, à le remonter au premier paragraphe.
Un email est un acte de communication, comme tel il porte une image de celui qui l'envoie. Professionnel ou pas? Accordez le temps nécessaire à la rédaction. Choisissez le bon niveau de langage, utilisez de préférence des verbes au présent et la forme active. Bannissez les propositions subordonnées. Structurez vos informations en paragraphes comportant chacun une idée.
Pour les emails professionnels, je recommande la règle d'or des journalistes anglo-saxons : séparer les faits et le commentaire des faits. Décrivez d'une manière neutre et concise l'objet de votre message et ce que vous attendez des destinataires. Ne mélangez pas les registres (l'humour passe difficilement la barrière de l'écrit).
A l'exception - notable - de Guerre et paix, les livres trop épais sont ceux qui ont été écrits trop vite. Ainsi en est-il des messages sans queue ni tête, où l'essentiel se perd dans le délayage. Prenez le temps de vous relire, pour éliminer impitoyablement les éléments inutiles à la compréhension. Chassez les adverbes, les bémols. Faites court. Votre destinataire vous sera reconnaissant de vous mettre à sa place et d'aller à l'essentiel.
Je le mentionne pour mémoire. Ne CRIEZ pas. Ne relayez pas des messages qui vous ont été envoyés sans l'autorisation de l'auteur. Evitez les injures. S'il l'a bien cherché, décrochez votre téléphone ou passez une tête dans son bureau, et noyez-le sous les imprécations.
Malgré son instantanéité, le mail est un écrit. Comme tel, il laisse des traces potentiellement indélébiles et juridiquement exploitables. Si vous êtes sous le coup de la colère ou de l'émotion, remettez votre réponse à plus tard, ou rédigez-la sans l'envoyer, pour vous donner le temps de relire à froid, le lendemain.
Ca y est, vous avez rédigé un email impeccable, toute la hiérarchie est en copie. La sueur au front de tant d'efforts, vous cliquez victorieusement sur le bouton "envoyer". Soudain vous réalisez que manque un élément essentiel dans votre propos. Trop tard ! C'est le "Ooops syndrom". Souvent c'est la pièce jointe qui manque. Mais on a vu des négociateurs envoyer tous leurs arguments à la partie adverse, au lieu de l'adresser à leur collaborateur du bureau d'à-côté.
Pour se prémunir de telles émotions, dans Outlook ou un autre logiciel, décocher l'option d'envoi automatique des messages. Quand vous vous rendrez compte de votre bévue, l'email n'aura pas quitté votre boîte d'envoi. Bref, vous travaillerez avec un filet de sécurité. Depuis que j'utilise cette technique, je dors sur mes deux oreilles !
Bonheur de découvrir le livre de Fabienne Verdier, « Entre ciel et terre », où se cotoient les reproductions de ses œuvres récentes, des photographies prises dans son atelier, des textes et un entretien où elle parle de son art singulier.
J'avais été frappé, comme beaucoup de lecteurs, par son premier livre, Passagère du silence, qui a fait connaître l'exigence artistique impérieuse de cette femme à la volonté de fer. Elle y racontait son apprentissage de la calligraphie en Chine, dans des circonstances d'une grande dureté. Partie à 22 ans pour le Sichuan, elle se retrouve isolée, dans un univers hostile, marqué par l'empreinte de la Révolution culturelle qui a poussé les artistes traditionnels à se terrer. Le récit de la manière dont elle parvient, à force de détermination et d'humilité, à convaincre un maître, qui vit dans la clandestinité, à lui enseigner son art, prend au cœur. Elle est femme, elle est étrangère, il refuse d'emblée. Mais un jour, il lui ouvre sa porte : « Je veux bien aller plus loin avec toi, mais je te préviens, cela durera dix ans. Donc c'est soit dix ans, soit rien. »
Elle s'y pliera, découvrira, bien au-delà de la technique, une discipline méditative et spirituelle. Aujourd'hui installée en Suisse, elle suit son propre chemin, jusqu'à inventer une œuvre d'une rare puissance : sérénité et haute tension. De la calligraphie elle a gardé le jaillissement, la spontanéité, qui ne survient que du plus profond de l'être inspiré par la nature. Ainsi fait-elle surgir un univers dans une touche de pinceau.
« Ce que je peins coule de moi comme un reflet de la réalité », dit-elle. L'art de Fabienne Verdier, c'est le génie du trait, selon le mot de Charles Juliet. Le trait d'encre ou de peinture, ici : métaphore de la condition humaine, du lien entre la terre et le ciel (l'homme du Tao), sensualité de la matière, fil de nos vies et du destin. Les oeuvres de Fabienne Verdier, hélas inaccessibles au commun des mortels, reflètent cette essence, l'heureuse alliance de l'extrême discipline et d'une absolue liberté. « Comment dire cet inexprimable que la peinture me fait vivre ? »
Chaque année, ou presque, je tente de faire le point sur mon expérience de bloggeur. Et cela fait trois ans (déjà!) que j'ai créé Troisième Voie.
Je m'efforce d'y respecter une ligne éditoriale a minima : traiter des questions de développement personnel et professionnel, d'une manière pratique, théorique ou ludique. Evidemment, les notes reflètent mes intérêts, lectures et rencontres du moment. Aucun souhait d'exhaustivité – juste la volonté d'apporter des éclairages qui ouvrent des options, dénouent les tensions et valorisent une affirmation de soi tranquille (ce que j'ai appellé dans mon livre la "zen attitude").
Car, dans le travail, les choses changent, et vite. Il faut beaucoup de mots en "on" pour décrire l'univers dans lequel évoluent les managers, dirigeants, entrepreneurs individuels, consultants et experts, quelque soit leur secteur d'activité : complexification, accélération, précarisation, pression, individualisation…
Affirmer sa voix, "serrer son risque", développer ses talents particuliers, trouver son utilité dans la société, du sens et du plaisir dans son travail... Comment faire, lorsque les chemins traditionnels de "la carrière" se sont effacés ? A la place, un univers changeant, mouvant, où le défi posé à chacun est de se faire acteur de son propre développement professionnel, ambassadeur de ses compétences.
Ma pratique de coach me confronte à ces questions, apportées par mes clients et les entreprises. Comme entrepreneur, j'en connais aussi l'autre versant. Et mon sentiment n'a fait que se renforcer que la communication était, dans un monde par ailleurs révolutionné par l'usage des technologies de l'information, une clé. D'où ce blog. Plate-forme d'expérimentation et d'échange avec les lecteurs fidèles ou de passage.
En trois ans, j'ai publié beaucoup de notes – parfois, sans doute, au détriment d'écrits plus substantiels ! Des rencontres dans la "vraie vie", voire un travail en commun, ont prolongé les échanges écrits.
Je m'amuse toujours d'entendre certains , souvent sociologues ou philosophes, nous expliquer que les outils de communication électronique, le web, les blogs, les réseaux sociaux, sont de tristes prothèses dont nous userions pour éviter de vraiment communiquer. Lorsque le téléphone a commencé à se répandre dans les chaumières, leurs prédécesseurs expliquaient de même au chaland effaré que c'en était fini de la convivialité, de la politesse et de la bonne compagnie, par la faute de cet outil diabolique. Ainsi va l'histoire des techniques, et du changement - qu'il serait, d'ailleurs, tout aussi stupide d'idéaliser. In fine, c'est toujours l'humain, la relation, qui importent.
Qu'il y ait, dans notre société, de nouvelles solitudes, je n'en disconviens pas. Mais il me semble aussi que l'informatique de masse a ouvert des possibilités inattendues dans le partage des savoirs, dans la capacité pour chacun de disposer d'un média personnel, dans les opportunités de contact avec des personnes partageant des centres d'intérêt similaires, d'un bout de la planète à un autre. Ce sont des outils puissants pour entamer de nouvelles conversations, rencontrer d'autres modes de pensée, confronter nos idées, et, pourquoi pas, remettre du jeu et du plaisir dans nos activités.
Quand prime l'étiquette et le renouvellement automatique des positions d'influence, que la perspective de changer le moindre rond de serviette déclenche d'insolites tempêtes bureaucratiques, on sait gré au Réseau de nous proposer un espace où l'expérimentation, la créativité, l'invention ont leur place. Où foisonnent les initiatives, les idées parfois saugrenues, dans un brouhaha communautaire aussi sympathique qu'échevelé. Une sorte d'agora disséminée, d'où l'on observe, sarcastique, les convulsions immobiles des pouvoirs traditionnels, le "faites ce que je dis, pas ce que je fais" d'élites qui semblent perdre de vue le principe d'exemplarité.
Ce qui me frappe au cours des derniers mois, c'est le nombre de nouveaux blogs qui se sont ouverts sur la thématique de l'accompagnement, du coaching, du développement personnel (voir par exemple le projet d'Alexandre). Je n'en connais sans doute qu'une très petite proportion, même si je garde beaucoup de curiosité pour les nouvelles voix qui s'expriment dans la blogosphère (je renvoie les curieux à ma liste de blogs "à suivre", et j'invite ceux qui le souhaitent à laisser en commentaire de cet article leurs propres adresses).
Autre phénomène remarquable, l'explosion des espaces mixtes, comme Facebook, qui associent le privé et le professionnel, le sérieux et le ludique, et qui tous permettent d'engager de nouvelles interactions, de faire des rencontres, et de tisser du lien. Pour qui croit aux vertus du métissage et de l'hybridation pour créer du sens, à l'association de la rigueur et de la créativité pour ouvrir de nouveaux espaces, ce qui se passe sur le web offre une belle métaphore de développement et de croissance d'une culture commune. Saisissons-là !
Grand plaisir d'accueillir vendredi, au coeur du Paris numérique, les amis de Facebook membres de notre groupe Marketing personnel, pour une première édition du "Café des Victoires". Des discussions animées, des participants qui étaient aussi acteurs de l'événement, apportant leur vision des stratégies adoptées par les professionnels, salariés et indépendants, pour faire connaître leurs services, développer leur activité, et se créer de nouvelles opportunités d'affaires.

Se sont succédés témoignages et débats autour des meilleures pratiques de la "marque personnelle". En vrac : où passe la frontière vie privée/vie professionnelle? Utiliser les réseaux sociaux: quel retour sur investissement? Faut-il travailler son profil et sa communication quand on est en poste? Comment clarifier son projet personnel et communiquer efficacement en période de changement professionnel important?...
Merci à tous ceux qui nous ont suivi pour cet événement, qu'avec Thierry do Espirito nous nous sommes promis de refaire à brève échéance. Poursuivre et approfondir dans le monde réel les échanges initiés sur le Net, après tout, n'est-ce pas tout l'intérêt de créer des liens sur le web ?
Pour participer aux prochains Cafés des Victoires, n'hésitez pas à m'écrire ou à rejoindre le groupe sur Facebook. Vous y serez accueillis avec plaisir.
Vous avez certainement entendu ce discours plus d'une fois :
- Bon sang, j'ai une telle charge de travail, tant de sollicitations, de projets en retard, que je cours au four et au moulin, je gère l'urgence, au lieu de :
a) concevoir de nouveaux projets
b) réfléchir à mon avenir
c) acquérir de nouvelles compétences
d) prendre temps de manager les membres de mon équipe
e) lire, écrire, etc.
(Cochez la case correspondant à votre cas, ou terminez la phrase avec ce qui vous passe par la tête.)
Comment faire si l'on est confronté au sentiment que l'on manque de temps ?
Le train du "problème de gestion du temps" en cache souvent un autre…
Ne rien faire n'est qu'une façon de parler. Quand, dans l'incapacité de prendre une décision difficile, vous décidez de "passer la nuit dessus", c'est une façon de ne rien faire. En réalité, vous passez le relais à votre inconscient pour qu'il vous apporte la solution le lendemain matin, avec les idées claires.
Si vous êtes mûr(e) pour changer vos façons de faire, une méthode pourra se révéler d'une grande utilité. Faute de quoi, ce sera un emplâtre sur une jambe de bois.
L'essentiel, au fond, est de remettre du sens et du plaisir dans le temps consacré au travail. Pour redevenir acteur de votre agenda, maître de vos choix, commencez par sanctuariser des rendez-vous avec vous-même, rendez-vous ouverts, sans agenda ni ordre du jour, pour avancer sur le fond, avec un interlocuteur bienveillant et stimulant. Déblayer l'ordinaire des journées de travail et s'autoriser à penser au large.
Ce terme ne vous est peut-être pas familier ? Et cependant, en y réfléchissant, il s'applique aujourd'hui à bien des métiers de services, et peut-être le vôtre. Si l'on en croit wikipedia, infopreneur signifie « un entrepreneur qui vend de l'information dans le but de générer des profits ». On peut élargir cette définition à toute l'information que l'on diffuse, y compris gratuitement.
Un coach, un consultant, un formateur, un expert en ressources humaines, un conseil en management ou en nouvelles technologies, un spécialiste du développement des marques, de la logistique ou du marketing doivent aujourd'hui, pour faire connaître leur activité et asseoir leur crédibilité, délivrer des infoproduits.
Un "infoproduit", c'est un article publié dans une revue professionnelle, un livre sur une méthode de coaching que l'on a créée, un blog. C'est une émission de radio ou de télévision, une vidéo de présentation de son activité, la participation à des conférences ou téléconférences, une interview dans un journal ou sur un site web. Idem, le document de synthèse que l'on remet à des stagiaires à l'issue d'une formation, la newsletter régulière à destination d'une liste de contacts, ou la note de synthèse que vous adressez à vos meilleurs clients sur un « signal faible » que vous avez repéré.
Diffuser des infoproduits, c'est le moyen de nouer des liens et de constituer une communauté d'intérêt et d'influence. C'est dans ce cercle, qui se construit d'échanges et de rencontres, que se trouvent ceux et celles qui deviendront des clients, des partenaires, des fournisseurs, et parfois des amis.
Le web a révolutionné les stratégies d'information des entrepreneurs.
La mise en réseau, la diffusion mondiale, le principe du référencement et des moteurs de recherche font qu'aujourd'hui le pouvoir appartient à qui diffuse l'information.
Exemple : si vous disposez sur votre disque dur de notes personnelles, de références, de citations et de liens vers des articles et autres ressources, c'est un capital informationnel non exploité. Il ne sert à personne et ne vous rapporte rien. Si vous le mettez à la disposition du public, à travers un blog, un site web, une newsletter ou autre, vous partagez votre information, vous manifestez votre expertise et vous favorisez des opportunités de rencontres professionnelles. C'est la stratégie gagnante.
Ce point est crucial pour ceux qui vendent « de l'intelligence », quelque soit leur secteur d'activité. Comment comprendre que vous ayez une véritable expertise, une réflexion, qui n'ait jamais donné lieu à publication ? Il est normal et nécessaire de faire connaître son approche, l'originalité de son point de vue, et de prendre le risque de s'exposer. On n'affirme pas autrement une autorité de compétence.
Je reviendrai dans une prochaine note sur les différents outils à disposition pour diffuser utilement de l'information, développer son audience, et gagner de nouveaux clients. C'est un ingrédient indispensable de la « marque personnelle ».
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