Dans le film d’Alain Resnais « Mon
oncle d’Amérique », le Professeur Laborit mettait en évidence chez les
animaux les trois options face à une agression : fuite, lutte, ou mort
provoquée par l’inhibition prolongée.
Fuite : dans un rapport de force, la fuite est plus souvent qu’on
ne croit une bonne option. En prenant un peu de recul, d’autres intérêts plus
vitaux sont peut-être à préserver !
Lutte : Laborit explique qu’en luttant, l’animal évite l’inhibition
mortelle car il agit. L’action évite aux rats de son expérience les maladies
funestes qui ne tardent pas à les faire crever lorsqu’ils restent durablement
inhibés.
Notre part animale nous exposerait donc à ces trois options : fuir,
crever ou agir.
Parole
Bonne nouvelle : pour agir, nous autres humains disposons d’une faculté
inaccessible aux rats. La parole.
Action alternative à l’attaque, la parole nous permet d’entrer en
relation de négociation, d’exprimer, d’écouter pour rechercher une solution mutuellement
favorable aux intérêts en jeu.
Lors de sa conférence du 8 avril sur les rapports de force
professionnels, Marc Traverson rappelait l’intérêt de la recherche de solutions
négociées. Sans angélisme : pour négocier, il faut être deux.
Si s’avère que l’autre ne veut pas négocier : fuir (c’est à dire
lâcher consciemment sur ce conflit là pour libérer de l’énergie à d’autres
intérêts) ou attaquer (ce qui peut être une bonne façon de renforcer chez
l’autre l’intérêt de négocier).
A défaut d’agir ou de fuir, Laborit a montré que l’inhibition est
pathogène.
Une bonne motivation pour développer nos compétences
relationnelles : capacités à exprimer, écouter, imaginer des solutions à
plusieurs. Très efficaces, il s’agit d’autres aptitudes que savoir comprendre ou savoir
convaincre.
Les compétences relationnelles : savoir-faire efficace contre le stress. Thème de la conférence acteüs du 3 juin prochain. Nous en reparlerons. A bientôt.


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