Corporate Bullshit 3: états d'âme
Intéressante expression que celle-ci, "je n'ai pas d'états d'âme", mais également son pendant "il a des états d'âme"...
Vous arrive-t'il de les utiliser ?
J'avais cessé de les utiliser depuis fort longtemps, jusqu'à ce que dernièrement, un proche rappelle cette ambivalence à ma mémoire.
Avoir des états d'âmes
- ça peut vouloir dire se laisser conduire par ses états émotionnels, ce qui, au travail, n'est pas totalement recommandé, même si l'on sait que les décisions stratégiques ont une part inévitable d'irrationnel
- ça peut vouloir dire se sentir concerné par les implications d'une action ou d'une décision en cours, avoir des doutes, ce qui, au travail, est recommandé, de temps en temps au moins
Ne pas avoir d'états d'âmes
- ça peut vouloir dire renoncer à quelque chose qui nous est important, au profit de la qualité de la décision à prendre, ce qui est admirable,
- ça peut vouloir dire refuser de prendre en compte le travail effectué depuis trois ans par d'autres, ce qui traduit soit une volonté de prendre le pouvoir ce qui pose la question de l'autorité, soit une belle méconnaissance...
Critères d'observation :
- avoir ou ne pas avoir d'états d'âmes à propos des autres personnes ou à propos de soi-même ? That is the question !
C'est un petit peu comme "c'est plus simple !" ... oui, mais plus simple pour qui ?
L'extrème extrème de l'absence d'états d'âme, c'est l'expérience de Milgram sur l'obéissance...
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