Le langage courant tend à oublier que le côté négatif est l’abus d’autorité, ou le
manque d’autorité, pas l’autorité elle-même.
Léonard de Vinci écrit : « Celui qui, dans le conflit des opinions, se réfère à l’autorité, travaille avec sa mémoire et non avec son entendement. » ..... Certes, mais Léonard de Vinci n’est pas du matériau dont on fait les entreprises ou des administrations efficaces !
Milgram,l’auteur des expériences bien connues , prétend « qu’aucune société ne
pourrait exister sans hiérarchie et qu’il n’y a pas de hiérarchie sans autorité ». Gérard Mendel
va bien au-delà de Milgram, qui ne voyait simplement pas la société
« fonctionner » sans l’autorité : il affirme que « l’autorité
est "consubstantielle" à l’espèce humaine ».
Indispensable ou intrinsèque, il semble qu’on ne puisse pas faire l’impasse sur cette question : dès qu’un groupe, une association, un club, un cabinet, une équipe, une agence, une entreprise, une administration, un parti politique se forme, une pulsion irrépressible des individus qui la composent va mettre en place un système d’autorité.
Dans ces conditions, autant savoir un peu de quoi il s’agit, et en être suffisamment doté pour avoir son mot à dire !
Non que la position haute soit préférable à la position basse, mais plutôt ... au cas où le modèle, le style ou la figure d’autorité qui se présente ne soit pas adéquat. On ne pourra avoir un effet sur le système que si on est suffisamment équipé pour pouvoir influencer, donc exercer à ce moment-là une forme d'autorité .



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