L'Analyse de la Valeur honnêtement conduite peut aider à réduire les coûts sans saccager la réponse au besoin de l'utilisateur. Mais elle prend du temps, et mobilise un groupe pluridisciplinaire.
Le Cost Killing, lui, consiste à réduire les coûts rapidement, pour donner un coup de fouet à la profitabilité ou bien sortir d'un gouffre, mais sans prendre soin d'examiner les impacts à long terme de l'intervention.
Adéquat dans les cultures habituées à laisser se développer les situations d'abus et les dépenses somptuaires, l'exercice du Cost-Killing nécessite une grande froideur, pour pouvoir décider sans s'encombrer de considérations émotionnelles... parce que bien souvent, ce sont quand même des gens qui sont affectés par le Cost-Killing. (cf "états d'âme" dans la même rubrique)
En revanche, mis en oeuvre dans les cultures déjà éprouvées par plusieurs vagues de restructuration et de réduction des dépenses, le Cost Killing risque de toucher des points sensibles de la satisfaction client / utilisateurs ou des collaborateurs, et menacer la pérennité de l'entreprise.
Exemples :
- l'an dernier, plusieurs sous-traitants chinois fabricants de jouets, pris à la gorge entre la montée du prix des matières premières et les exigences de réduction de couts de leurs grands acheteurs occidentaux, ont fait du Cost Killing sur les peintures... avec les conséquences que l'on sait.
- France Télécom détenait autrefois un monopole confortable, longtemps protégé par l'état, et méritait certainement un traitement à base de Cost Killing, mais de nos jours, il est probable que les gains faciles ont déjà été récoltés. Il parrait que la concurrence ne permet pas un moratoire sur la restructuration ?



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