Question intéressante posée par Aurélie Fardeau, journaliste à journaldunet.com/ management .
En préparation à l'interview, voici quelques éléments sur lesquels j'ai envie de mettre l'accent.
1°) une demande sincère admet la réponse "non" , sinon ça n'est pas une demande, mais plutôt une exigence. On est parfois amené, pour des raisons culturelles, à appeler demande un ordre mais ça n'empèche pas d'être conscient de ce qu'on fait.
Conseil : clarifier si vous êtes en position d'exiger ou pas
si non, établir quelle est votre légitimité (capacité, autorité, compétence ) à faire la demande, et quelle est l'adéquation de la personne à qui vous la faite (capacité, autorité, compétence ? )
2°) bien souvent, on croit avoir demandé alors qu'en réalité on a seulement suggéré ou induit, ou encore pire, on "attend" ... et l'autre ne le sais pas. En matière de demande, si on veut maximiser les chances d'obtenir, il faut être explicite.
Exemples de non-demandes, ou de demandes incomplètes :
- il fait froid ici (ne demande pas que la fenètre soit fermée)
- j'aimerai bien que ceci soit fait (sans préciser à qui on demande)
- ils me doivent bien une augmentation (sans jamais aborder la question avec les personnes capables de décider)
3°) une demande devient un contrat si elle est suivie d'une acceptation. C'est l'enchainement demande- acceptation, ou demande-condition-acceptation des conditions-acceptation de la demande qui rend une demande solide et plus susceptible d'être suivie d'effets.
exemple : j'attends de toi que tu prépare ce document , quand pense-tu avoir fini ? - demain soir - OK ça me convient , je compte sur toi c'est important - Ok je m'en occupe.



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