Contexte :
Alain dirige l’antenne japonaise d’une société française de développement de produits numériques (jeux). L’antenne est chargé du développement de nouveaux produits pour le marché asiatique. La société est basée sur la pression descendante comme principe de management.
Le siège français ordonne régulièrement des changements dans la définition du jeu à développer, mais refuse systématiquement les conséquences sur le planning que ces changements impliquent.
A l’approche des dates de mise sur le marché quasi simultanées de deux gros projets de 8 mois de développement, la pression monte d’encore un cran, avec effets de drame, menaces de licenciement, ect… (et les dirigeants sont connus pour savoir « passer à l’acte » sur ces menaces, parfois).
Réflexion
Le problème principal d’Alain, dans cette situation, est de minimiser la perte de temps et la perte d’énergie dans les justifications. Il souhaite également maintenir à un niveau raisonnable le risque de décision violente du siège, à son encontre mais aussi à l’encontre des développeurs.
Il souhaite donc à la fois arrêter le jeu de blâme, et le faire de manière fondamentalement respectueuse.
Sa stratégie sera de
- formuler des vérités incontestables par rapport à la situation (sur lesquelles les interlocuteurs de bonne foi peuvent tomber d’accord),
- sans essayer de convaincre, ni vérifier l’accord sur ces vérités, pour ne pas accrocher le potentiel de mauvaise foi des interlocuteur, et entrer dans un nouveau jeu de justifications,
- puis retourner à son travail.
L’idée n’est pas de calmer l’interlocuteur « blameur », ni de le satisfaire, mais d’accepter de lui dire quelque chose qu’il n’a pas envie d’entendre, mais de non blessant.
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