Bien au-delà de l’évident parallèle équipage/équipe, le support voilier permet de faire route plus vite, plus puissamment.
Retour sur la première expérimentation de coaching sur voilier, en avril 2004, c'était avant la création d'acteüs, mais l'équipe était déjà consituée.... Isabelle, Olivier et Pascale étaient sur le bateau, chacun dans un rôle différent : Olivier comme participant expérimentateur, Isabelle comme coach-skipper et Pascale comme coach non marin, dans un rôle de superviseur.
5 clients, chacun son «cap» au coté de celui des autres
Un groupe hétérogène, pas une équipe constituée. Il n’y avait donc pas de cap collectif, et nous n’avons pas tenté d’en créer un artificiel. Cela n’a pas empêché la dynamique du groupe de se mettre en place, et chacun a mené sa barque avec la participation active ou passive des autres. Plusieurs participants ont choisi un cap de travail personnel à propos d’une place (place dans un groupe ou à travers une épreuve) ou d’un rôle (leader, agitateur). Pour chacun, ce travail individuel ne pouvait se faire qu’en s’appuyant sur la présence des autres, ces autres à leur propre place et dans leur propre rôle. Sans faire semblant.
Avec une équipe constituée, on privilégiera le travail sur un cap collectif, sélectionné en phase préliminaire et tenant compte des spécificités de l’équipe.
bateau-coach
Ni promenade en mer, ni école de voile: pas de destination imposée, pas de jargon technique, pas d’assignation des tâches… quoi qu’il se passe, cela fera matière à réfléchir. Résultat: une navigation étonnante de qualité, même par vent fort et mer formée, et avec un équipage à majorité novice. Le voilier, lui, fait son travail de coach: il questionne, met en déséquilibre, bouscule un peu parfois, offre des opportunités, des situations nouvelles. Il s’adresse directement au centre de la personne, sans passer par la maîtrise verbale. La récolte est si abondante que pour certains, le travail continuera sur plusieurs semaines.
coach & skipper?
Navigatrice expérimentée, je rêvais depuis longtemps, de marier cette passion avec mon métier de coach. L’assemblage des deux casquettes - celle du skipper en charge de la sécurité et celle du coach – permet, entre autres, de doser les informations techniques au niveau minimal, de choisir le mode d’autorité mis en place sur le bateau, d’ouvrir les utilisations de l’analogie, de débriefer avec une connaissance profonde de l’expérience vécue en mer par les clients.
la rochelle, 17 et 18 avril 2004
Samedi: deux sorties en mer, de 2h et 3h, en alternance avec des briefings et du travail individualisé dans le bateau, au vieux port.
Dimanche: trop de vent pour naviguer, travail dans la salle de réunion d’une petite école de voile, sur les processus collectifs.
le rôle du coach non-marin
Le second coach a été des deux sorties en mer, sans toucher à rien. Du coup, elle a beaucoup regardé. Et elle nous a fait profiter de ses lumières à la faveur du mauvais temps, en nous aidant à décortiquer les processus essentiels: la confiance, l’autorité, la communication. Ce sont ces processus-là qui se sont révélés essentiels pour ce groupe-là, avec ses caps-là et avec ses sorties en mer-là. Autre groupe ou équipe, autres caps, autres enseignements.
Remerciements:
- à Aude Bernard, la première à avoir misé sur le projet o2bevent@o2bevent.com et aux aux autres participants : Florence, Ewa, Olivier, Bernard qui se sont engagés dans l’aventure avec authenticité et confiance.
- à Pascale Théobald pour sa supervision clairvoyante
- à Juliénas - Fantasia 8mêtres - pour sa souplesse aux maladresses de l’équipage - voiliers harlé
- à Claude Harlé pour son accueil et son soutien matériel et moral
- à la météo pour une journée musclée et pleine de soleil samedi
- à l’école de voile «les plates» pour une belle salle de travail avec vue sur la tempête dimanche



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