Après la note "croyances et préjugés", rédigée par Isabelle Harlé, Pascale Théobald souhaite compléter le sujet.
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Sujet passionnant auquel j'ai envie de contribuer!
J'ajouterai dans les croyances celles qui sont issues de notre environnement professionnel.
Celui du passé au travers des patrons, chefs, supérieurs qui nous ont marqué, de façon positive ou négative.
La façon dont l'autorité a été exercée dans nos premières années de vie professionnelle marquent: soit en devenant un exemple auquel nous nous conformons consciemment ou inconsciemment: faire comme faisait Monsieur Durand ou surtout pas !
Rappelez vous les patrons qui ont compté pour vous, et regardez ce qui dans votre pratique actuelle leur appartient. La façon dont vous traitez vous-mêmes vos collaborateurs a-t-elle quelque chose à voir avec ce que vous avez vous même vécu ?
Ceci ne veut pas dire que d’avoir des modèles est négatif. Ce qui augmentera votre propre autorité est de vérifier si ces modèles correspondent bien à ce que vous êtes vous-même, vos propres valeurs. Vérifier aussi que le contexte dans lequel vous exercez est similaire. Il l’est rarement. Alors que décidez vous de garder de ces modèles, que décidez vous de faire évoluer ?
Ce qui correspond en analyse transactionnelle à ce que l’on appelle un Adulte Intégré : regarder aujourd’hui, avec nos capacités , nos talents et la réalité qui est la notre ce que nous faisons de toutes ces influences, ces apprentissages.
Influences aussi d’aujourd’hui de nos environnements : qu’est ce qui, dans mon entreprise ou organisation, est reconnu comme « autorité » , les manifestations autorisées, celles décriées.
Exemples concrets : donner des consignes dans cette entreprise mutualiste est vécu comme autoritaire, et dans cette grande administration, on parle d’ordres pour les mêmes actes.
Quelles sont les croyances , préjugés qui fondent en partie la culture du système dans lequel je suis ?
Les expériences de dynamique de groupe ont démontré que face à la tentation de la normalisation, il est très difficile pour un individu de garder ses propres idées, voire ses propres perceptions.
D’où l’intérêt de garder des lieux de partages et d'échanges divers, rester ouverts sur ce qui se passe ailleurs. Association professionnelle, formations inter-entreprises, réseaux. Tout ce qui vous permet de vous confronter à la réalité des autres et développe l’ouverture à d’autres façons de voir, faire ou penser.
Un autre niveau à prendre en compte celui de la culture nationale : la perception de l’autorité par un cadre suédois, par un cadre japonais ou français est fort différente et ceci engendre bien des malentendus.
Imaginez l’écart de représentation dans une entreprise franco suédoise : pour le français Monsieur Dupont, il faut avoir la réponse à toutes les questions, les initiatives sont autorisées à conditions de ne jamais se tromper ! Pour Monsieur Bjrork, il faut savoir avancer et mieux vaut prendre mieux initiative et faire une erreur que d’attendre tous les feux verts possibles ;
Ni l’un ni l'autre n’a tort ou raison, ils ne sont pas « cablés » pareil.
Si mon évaluation du comportement de l’autre part de ma représentation, ma tentation est de considérer que ceci est la norme et que l’autre est "anormal". Si je pars du principe de la différence , je peux alors enrichir ma représentation : en prenant de l’autre ce qui me semble approprié , et en étant plus explicatif sur ce qui me semble à moi important.



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